L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La plénière annoncée hier jeudi, n’a pu se tenir à cause de l’absence des deux secrétaires parlementaires. Une absence qui, aux yeux des observateurs, cache bien des non dits
Par : Matini MARCOS
Les députés à l’Assemblée nationale devraient se retrouver hier à l’hémicycle pour, entre autres, ratifier un accord de prêt relatif au financement partiel d’un projet d’électrification rurale, étudier le budget exercice 2009 de l’Assemblée nationale. Mais à la surprise générale, aucun des secrétaires parlementaires, en l’occurrence Joachim Dassihito, le premier et Amissétou Affo Djobo, la seconde. Si l’honorable Dahissito est absent du territoire national depuis quelque temps, lui, la deuxième secrétaire n’est pas en voyage, elle. Mais pour des raisons encore non élucidées, elle ne s’est pas présentée à l’Assemblée nationale. Conséquence : la plénière n’a pu se tenir hier et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en son article 129, est assez explicite. « Les secrétaires parlementaires assistent le Président dans la conduite des débats. Ils inscrivent les députés qui demandent la parole, contrôlent les appels nominaux, constatent les votes à main levée ou par assis debout et dépouillent les scrutins. Ils surveillent la rédaction du procès-verbal des séances, le tout conformément à l’article 17.5 du présent règlement intérieur. » En conséquence, en l’absence des deux secrétaires parlementaires, la séance est reportée à une autre date que fixera la conférence des présidents. La plénière pouvait se tenir s’il y a avait un des secrétaires parlementaires, mais en l’absence des deux, tout débat est impossible. Seulement, il est tout de même incompréhensible que les deux secrétaires soient tous absents. Généralement, la Conférence des présidents tient compte de la disponibilité de l’un des secrétaires avant de fixer la date de la plénière. On pensait que depuis mardi dernier où les députés ont ratifié à l’unanimité deux accords de prêt, que l’Assemblée nationale renouait avec la sérénité, mais hélas, la fausse note d’hier vient rappeler que l’orage est toujours dans l’air.