L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le gouvernement béninois vient d’interdire l’importation et la distribution de lait en provenance de Chine, suite au scandale du lait contaminé à la mélamine qui secoue le géant asiatique depuis plusieurs jours, a-t-on appris mardi dernier de source concordante.
Cette décision courageuse fait suite à l’intoxication de plus de 60 mille enfants chinois nourris au lait contaminé et dont au moins quatre sont morts alors que plus d’une centaine sont dans un état très critique.
Le gouvernement du Dr Boni Yayi demande aux importateurs et aux distributeurs des produits laitiers de ne même pas oser importer les produits mis en cause. Pour contrôler la situation sur le terrain, une commission nationale a été mise en place. " A ce jour, nos enquêtes ont révélé que le Bénin n’a pas encore importé du lait contaminé.
Toutefois, la veille se poursuit pour éviter que ces produits ne rentrent sur notre territoire ", a annoncé la Directrice adjointe de cabinet du ministère de la Santé Publique, Mme Dorothée Yévidé. A en croire des responsables du ministère du commerce, des équipes de contrôle seront envoyées sur l’ensemble du territoire national afin de sillonner le pays et débusquer d’éventuels contrevenants.
Par cette décision, le Bénin devient ainsi le 7ème pays africains, et le 4ème en Afrique de l’Ouest, à rendre publiques des mesures de protection contre le lait frelaté chinois, après le Gabon, le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Tanzanie et le Togo. A signaler que c’est le géant laitier Sanlu qui est au cœur de ce scandale ayant fait des victimes dans les rangs de près de 60 mille enfants en Chine, dont 13.000 restent hospitalisés, après avoir consommé du lait frelaté à la mélamine.
Cette affaire a été rendue publique il y a une dizaine de jours, avec l’annonce des deux premiers décès de nourrissons ayant consommé du lait du groupe Sanlu. Heureusement que le Bénin vient de prendre ses responsabilités.
Léonce HOUNGBADJI