L’Assemblée nationale, après une longue crise, a repris timidement ses activités la semaine dernière. Les partis et regroupements politiques s’organisent pour se prononcer sur la gestion actuelle du pouvoir et les perspectives. Les centrales syndicales sont dans la rue. Les négociations n’ont pas encore abouti. L’actualité politique est animée par l’imminence d’un remaniement qui ne vient pas. Le gouvernement du changement tend peu à peu vers la fin de son quinquennat. Pour décrypter tous ces aspects évoqués, votre journal s’est rapproché du ministre chargé des relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, qui a fait une lecture de tout ce qui se passe dans le pays. Vu que vous êtes médecin, ne seriez-vous pas mieux au poste de ministre de la santé plutôt qu’au poste de ministre chargé des relations avec les institutions ? Si vous me trouvez d’autres vertus, j’en suis flatté. Mais un homme politique doit maîtriser tous les grands dossiers de l’Etat. Je n’ai pas été du premier gouvernement, c’est ainsi qu’il en a été décidé. Mais pourquoi ne dites-vous pas que j’ai été le premier chargé de mission nommé par le Président Boni Yayi ? C’est la preuve qu’il voulait que je sois très proche de lui puisque j’ai été de la cellule stratégique du candidat Boni Yayi. J’ai participé à l’élaboration de son projet de société. Je partage donc sa vision qui est de transformer le Bénin en un pays émergent par un renouveau économique et avec, une prospérité partagée. En cette qualité, comment recevez-vous les critiques formulées par la classe politique contre les actions du Chef de l’Etat ? Tout le monde n’est pas prêt à s’engager sur la voie de l’éthique, de l’assainissement des finances publiques, de l’assainissement du système électoral. C’est l’axe le plus querellé aujourd’hui. L’acharnement contre le régime en place est né de ces réformes alors que la chose est très bien appréciée à l’extérieur. Notre système de gouvernance concertée est aujourd’hui une recette dont le Pnud s’est saisi pour l’étendre à d’autres pays. Notre budget est essentiellement fiscal et ce que nous en faisons, tout le monde en est témoin. D’un budget de 465 milliards nous sommes passés à 1196 milliards, 1023 milliards dans le collectif budgétaire. C’est cela qu’on nous reproche ? Nous n’avons ni pétrole, ni phosphate, ni uranium, rien, mais on fait des efforts. Nous sommes sereins. « La meilleure façon de dire, c’est de faire », disait Wole Soyinka. Nous avons vu, le 12 mars dernier, une certaine classe politique faire une déclaration. C’est très bien mais encore faudrait-il qu’ils aient le courage de clarifier leur position. Bref, soit ils sont contre le renouveau économique soit contre la bonne gouvernance. Ce sont les deux axes majeurs du régime du Président Boni Yayi. Lorsque vous vous réclamez de mon équipe et que vous tirez sur mon gardien de buts ou que vous créez des penalties, j’ai le droit de vous arrêter. Il y a trop de supercherie. Moi, je ne vois pas l’importance d’une ouverture à deux ans de la fin du mandat. Pendant 14 mois, on a fait un gouvernement d’union nationale auquel tous les partis représentatifs au Bénin ont participé. Moi qui ai été à l’état major du candidat Boni Yayi, je n’ai pas fais autant qu’eux et pourtant, je me sens concerné par le programme. De façon périodique, le chef de l’Etat rencontre les différentes catégories sociales, la classe politique, etc. C’est ça la gouvernance concertée. Comment se sent-on dans sa peau quand on est ministre dans un gouvernement en instance d’être remanié ? Avez-vous peur ? Vous êtes venus chez moi à 21 heures, et je vous ai dis que c’est à 20h que la deuxième journée commence. Je suis un médecin et je n’ai plus d’hygiène de vie et je sais que c’est dangereux pour mon cœur, à mon âge. Mais si nous continuons, c’est parce que nous y croyons fermement. Que vaut notre vie si le peuple béninois en a besoin. Pour moi, c’est comme un tournoi de football. Lorsqu’on est fatigué, on va à la touche et d’autres continuent. Ma seule inquiétude est pour le Chef de l’Etat qui n’a pas le choix. C’est de lui qu’il faut se préoccuper. Nous sommes médecins formés à travailler 24h/24 et donc beaucoup d’autres seraient plus angoissés que moi. Je pense que l’équipe qui doit venir doit est plus performante que la nôtre mais il y a des records difficiles à battre. Une certaine presse fait état d’une brouille entre le Chef de l’Etat et vous au sujet de vos déclarations incendiaires à propos des G. Il n’y a pas de déclarations incendiaires. Il y a eu des réponses apportées à des provocations. Et depuis que nous avons apporté cette réponse, les provocations à ce niveau ont cessé. Que des gens qui ont dirigé d’une manière que nous savons nous donnent des leçons, il faut leur rafraichir la mémoire. Je suis dans mon rôle de porte-parole du gouvernement et je réponds à qui jette du discrédit sur le gouvernement. Restons dans l’espace public et travaillons dans la concorde. Ils peuvent se mettre tous ensemble, ils ne pourront pas car la vérité est une. C’est celui qui veut démontrer que le miel est amer qui fait cette alchimie. Vous ne pouvez pas aller dire aux dames qui ont bénéficié des microcrédits pour sortir de la précarité que le régime de Yayi Boni a failli. On ne peut rien dire pour convaincre la population qui avait déjà perdu tout espoir avant l’arrivée du régime qui les sort de la pauvreté que ce régime est impopulaire. Ceux qui parlent sont ceux qui ont géré ce pays et qui l’ont conduit vers la dégringolade. Tout changement appelle des résistances au changement. C’est clair aujourd’hui, on connaît ceux qui résistent au changement. On a décrété la gratuité de l’enseignement primaire, prospérité partagée oblige. Beaucoup ont critiqué sans savoir l’incidence de cette gratuité sur les populations. On a eu 105.000 enfants qui se sont inscrits en plus de ceux qu’on avait dès qu’on a décrété gratuit l’enseignement. Si on ne l’avait pas fait, ces enfants étaient déjà voués à l’analphabétisme. Le pays ne peut pas émerger avec des illettrés. Le président de la République est en train de sacrifier sa vie pour bâtir une Nation émergente et on le critique sans fondement. A propos du forum des rois, il a été dit que vous avez mal géré ces assises et que les relations entre le Chef de l’Etat et vous seraient tendues de ce fait. La gouvernance concertée aurait péché si nous ne tenons pas compte des gardiens des valeurs ancestrales de notre société. Voilà pourquoi, le gouvernement du Président Boni Yayi a décidé de l’organisation de ce forum. Et, pour ce faire, nous avons associé le Conseil national des rois du Bénin et le Conseil suprême des souverains du Bénin qui sont les deux associations de souverains connues à ce jour. Puis, nous avons invité aussi les non inscrits. Ensuite, nous avons sollicité le concours des éminents historiens et sociologues de notre pays. Il s’agit notamment des Professeurs Jean Pliya, Alfred Mondjanangni, Emile Ologoudou, Honorat Aguessy, Félix Iroko, Jérôme Alladayè, Léon Bio Bigou et bien d’autres encore. Ceux-ci ont travaillé sur les termes de références de ce forum auquel ont pris part, plus de 1 200 souverains. Et à la fin des assises, nous avons mis en place un comité de suivi de 15 membres. Le Conseil national des rois du Bénin a donné 6 membres ; le Conseil suprême des souverains du Bénin a donné 6 membres, et les rois non inscrits ont donné 1 membre ; les notables et dignitaires ont donné 2 membres. Nous avons adopté une démarche institutionnelle. Le gouvernement n’a proposé personne au sein de ce comité et le ministère dont j’ai la charge non plus. Ce forum a le mérite de poser la problématique de la royauté et de la chefferie traditionnelle au Bénin. Il a proposé des pistes de résolution. Ça été un succès éclatant, en témoigne tous les commentaires que nous lisons sur le site internet du Ministère chargé des relations avec les institutions. Les critiques auxquelles vous faites allusion proviennent de faux rois et, nous n’avons donc pas jugé utile de répondre car nous sommes dans un pays où Il suffit à un retraité en panne d’inspiration d’acheter un chapeau, d’y incruster des perles et de gribouiller des figurines dessus, pour se faire appeler roi. Nous nous demandons s’il faut continuer à laisser se créer de nouveaux royaumes sous la République. Et puis, il faut mettre fin à la confusion. Au Bénin, il y trois obédiences. Il y a les judéo-chrétiens, il y a les musulmans et il y a les religions traditionnelles. Quand on parle de chefferie traditionnelle, il n’y a rien à voir avec un la composante religieuse. Un vaudounon n’est pas un chef traditionnel. Vous avez constaté que Dagbohounon n’a pas réagi. De même, Guèdèhounguè Towakon et Balogoun n’ont pas n’ont plus réagi pour réclamer une place au sein du comité de suivi. Ceux-là sont quand même des chefs religieux authentiques. Ceux qui ont émis des critiques dont vous parlez ne sont ni rois puisqu’ils n’appartiennent à aucune dynastie et n’ont aucun royaume, ni chefferie. Il s’agit d’escrocs, animateurs de couloirs de ministères. Puisque vous évoquez la question de la composante religieuse de la société civile, parlons à présent de la question de l’aide apportée récemment par le gouvernement à ces religions. Vous savez, les journalistes, les syndicalistes et les Ong avaient déjà leurs appuis directs du gouvernement. Il y avait donc une équité à rétablir. Les religions qui organisent des pèlerinages ont reçu chacune 125 millions. Il s’agit des judéo-chrétiens et des musulmans. De l’autre côté, les religions traditionnelles ont reçu 100 millions et les rois et les chefferies traditionnelles ont reçu 100 millions. Ces deux dernières catégories n’ont pas de pèlerinage à effectuer. Les musulmans connaissent quatre périodes sensibles dans l’année. Il s’agit du Jeûne, de l’Aïd El Fitr, du Pèlerinage à la Mecque et de la Tabaski. Ils traversent actuellement la première période. J’ai lu par ci et par là que les centaines de millions débloqués par le gouvernement viennent gonfler le budget de mon ministère. Il n’en est rien du tout et je vais vous expliquer comment ça s’est passé. Dans la cagnotte réservée aux musulmans, le gouvernement a décidé d’acheter du lait et du sucre et de le faire distribuer aux musulmans démunis, dans chacune des 77 communes. C’est le ministère du commerce qui s’est chargé de l’achat des produits et les militaires se sont chargés de les convoyer. Au niveau de mon ministère, nous n’avons reçu que les procès verbaux de livraison et réception. Nous n’avons pas eu à gérer cet argent. Les musulmans ont reçu par commune du lait et du sucre d’une valeur d’un million de Francs CFA cela fait au total 77 millions. Le gouvernement a ensuite remis 15 millions de Francs CFA à l’Union islamique du Bénin par ce qu’il y a des concentrations de fidèles dans telle commune du Bénin plus que dans telle autre, surtout dans les communes à statut particulier. Il y a par exemple, plus de fidèles musulmans à Parakou qu’à Tori-Bossito. Ces 15 millions sont prévus pour gérer ces distorsions. 8 millions avaient été réservés au départ pour assurer le transport des produits mais au final, cela a coûté 13 millions. Tout s’est passé dans la transparence. Ce qui revient aux autres confessions religieuses reste encore intact dans les caisses de l’Etat. Nous attendons de les rencontrer pour savoir ce à quoi ils veulent que soient destinés ces fonds. Vous êtes ministre porte-parole du gouvernement. On s’attendait à ce que vous organisiez des rencontres périodiques avec la presse un peu comme ce qu’on a connu avec l’un de vos prédécesseurs dans un autre gouvernement. Nous sommes restés sur notre faim. Chacun à sa méthode de communication. Le gouvernement du président Boni Yayi veut convaincre par l’acte et l’exemplarité. Nous aurions pu organiser tous les jeudis, un show individuel avec des mots qui s’entremêlent et s’entrechoquent. Mais, ce serait avec quels résultats. Ces interventions périodiques auraient été vulgarisées par les télévisions qui ne couvrent pas l’ensemble du territoire national et la presse écrite qui n’est accessible qu’à peine 15% de la population. Nous priorisons nous autres, les actions sur le terrain et le dialogue avec toutes les couches de la société afin de solliciter leur adhésion. Et puis, tous les discours n’équivalent pas les microcrédits aux plus pauvres ni la gratuité de l’instruction dans les écoles maternelles et primaires. De temps à autre, tous les membres du gouvernement vont sur le terrain pour expliquer aux populations ce qui se fait pour améliorer leurs conditions de vie. Nous parlons nous autres d’une communication pour un changement de comportement et non du simple relais d’une information. Encore faudrait-il que nous sachions nous servir des radios communautaires comme canal. La refondation des FCBE qui est d’actualité est pensée pour que le parti participe à l’animation de la vie politique. Il ne revient pas à un ministre de la République de répondre aux déclarations des partis politiques. C’est vrai que lorsqu’il y a des questionnements au niveau national, nous sortons pour éclairer l’opinion publique. Mais ces questionnements ne viennent pas tous les jeudis. Me Lionel Agbo a été nommé porte-parole de la Présidence de la République. Quels types de collaboration avez-vous avec lui ? Me Lionel Agbo est un frère, un ami personnel et un communicateur hors pair. La Présidence de la République n’est pas le gouvernement. C’est pratiquement une institution puisque le président de la République est à lui seul, une institution. En tant que ministre porte-parole du gouvernement, je ne suis pas sensé savoir tout ce qui se passe à la Présidence de la République. Le Chef de l’Etat a besoin d’un homme qui répercute tout ce qui se passe dans ce cadre-là. Dans certains pays, c’est un Secrétaire général ou un ministre qui est chargé de relayer les informations de la Présidence de la République. Il s’agit par exemple des audiences du Chef de l’Etat, avec des personnalités ou avec différentes couches de la société. Le Président de la République, Chef du gouvernement, dans ses activités de Chef de l’Etat, a donc besoin d’un relais. Moi de mon côté, je relaie les actions du gouvernement qui est l’exécutif dont le Chef du gouvernement est l’inspirateur. J’étais ravi de la nomination de Me Lionel Agbo. C’est vrai qu’il avait commencé à intervenir dans différents médias mais après, toutes les cellules de communication se sont réunies pour harmoniser les points de vue autour d’une méthode de communication. Je suis en très bons termes avec lui. La crise à l’Assemblée nationale semble s’être estompée. Pensez-vous qu’on est au bout du tunnel ? Ce qui se passe à l’Assemblée nationale n’est rien d’autre que de la résistance au changement. C’est la preuve que toute révolution secrète sa contre-révolution. Ceux qui grognent à l’Assemblée nationale peuvent être classés en deux groupes : Les opérateurs économiques qui ne peuvent plus s’approprier à eux seuls, les ressources du pays et les politiciens qui voient leur avenir hypothéqué au regard des succès du régime de Boni Yayi qui est en train de bâtir un système national d’intégrité. Ceux-là qui sont à court d’arguments jettent du discrédit et de l’opprobre sur le gouvernement. Ils parlent de gestion solitaire alors qu’ils ont participé au gouvernement pendant 14 moins. Ils parlent de dictature alors qu’il n’y a aucun détenu politique dans nos prisons. Le président Boni Yayi a verrouillé, il a complètement sécurisé le denier public. Il l’a assuré et réassuré. On ne peut plus voler comme avant. C’est cette angoisse qui se lit sur les visages. Que fait un ministre chargé des relations avec les institutions quand il y a de ces crises à l’Assemblée nationale ? Quand il y a crise à l’Assemblée nationale, le Ministre chargé des relations avec les institutions ne fait rien. Il n’est pas un pacificateur. Quand des députés grognent, il n’a pas pour fonction de les supplier, de lâcher du lest. Il y a des devoirs républicains. L’Etat doit fonctionner selon des règles qui sont établies par la Constitution, les lois organiques et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Sur cette base, si par exemple, l’Assemblée nationale doit tenir sa plénière, elle est tenue de communiquer l’ordre du jour au gouvernement. Si l’Assemblée doit légiférer sur un texte, le ministre doit s’y présenter. Si les autres institutions ont des problèmes logistiques ou d’intendance d’une manière générale, nous nous chargeons de saisir nos autres collègues pour que cette institution soit satisfaite. Aussi, avons-nous pris l’habitude de rencontrer les députés immédiatement après l’ouverture d’une session comme nous rencontrons les responsables des autres institutions périodiquement. Dire que s’il y a crise à l’Assemblée nationale, c’est que le MCRI-PPG ne fait pas bien son travail, c’est semer de confusion. L’actualité politique, c’est le débat qui oppose le Gouvernement et les syndicalistes autour du point indiciaire. La position du gouvernement a évolué. De 3%, on parle désormais de 5%. Cette variation de position n’est –elle pas un mauvais signal donné aux syndicalistes qui radicaliseront de plus en plus leurs positions ? Nous traversons une période de crise et dans ces conditions, chacune des parties doit faire des concessions. Tout le monde subit la hausse du prix des produits de première nécessité. C’est vrai que le gouvernement a dépensé des dizaines de milliards pour assouplir les effets de cette crise sur les populations, dans une approche globale qui prend en compte tous les consommateurs. Actuellement, les nouvelles céréales sont déjà disponibles et les prix ont baissé. Nous avons mis en place ce que nous avons appelé le PUASA : Programme d’Urgence à la Sécurité Alimentaire. Cela n’empêche pas cependant qu’il faut sauvegarder le pouvoir d’achat des travailleurs. Le gouvernement a fait un abattement de 25% sur ses dépenses de fonctionnement afin de donner l’exemple. Les travailleurs avaient exigé une augmentation de 25% puis après, ils ont parlé de 15%. Mais ce qu’il faut savoir, les charges salariales ne doivent excéder 35% des recettes or, nous sommes déjà à 37%. L’Etat a réglé pratiquement tous les arriérés salariaux avec le système de titrisation. Le président a fini par rencontrer les syndicats. Au cours de cet entretien, il leur a rappelé tous les efforts que son gouvernement fait chaque année à l’endroit des travailleurs et il leur a expliqué également ce que le gouvernement est en mesure de faire cette année en rapport avec le taux de croissance et les critères de convergence auxquels notre pays est astreint puisque nous appartenons à un espace économique. Les syndicalistes ont compris, j’en suis convaincu. Les syndicalistes, aujourd’hui, sont d’éminents cadres qui sont dans tous les secteurs, qui peuvent faire une analyse rationnelle et apprécier objectivement la situation économique du pays. Pour la plupart, ils sont tous ministrables. Mais, c’est dans la tradition syndicale de réclamer beaucoup pour avoir le minimum. Votre mot pour conclure cet entretien C’est avec plaisir que j’ai échangé avec vous. J’apprécie votre démarche qui a consisté à aller à la source et ne pas vous enfermer pour produire de l’information. Continuez à aller chercher l’information, après vous pourrez toujours faire vos commentaires. En tant que démocrate, je me suis battu pour la liberté de la presse et je crois que de la qualité des productions de la presse, dépendra la qualité de l’espace d’expression. Propos recueillis par : Barnabé HOUNKANRIN et Sosthène SEFLIMI