L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales ont repris hier, lundi 22 septembre 2008. La hiérarchisation des salaires, la revalorisation du Smig et le relèvement du point indiciaire constituaient le plat de résistance de cette rencontre.
Après de grandes discussions, le gouvernement a porté le taux indiciaire de 3 à 5%. Au titre des revendications à incidence financière, il a donc décidé de relever le point indiciaire, tout en prenant la mesure de la situation.
Conscient de ce que cet acte implique des dépenses supplémentaires à hauteur de 8 milliards, le gouvernement a accepté de concéder ce taux afin de permettre aux travailleurs de pousser un ouf de soulagement dans le contexte actuel marquée par la cherté de la vie. Mais il faut signaler que les centrales syndicales exigent une revalorisation à deux chiffres et ont opposé hier un refus à la proposition du gouvernement.
« La revalorisation à deux chiffres ne sera pas possible. A l’étape actuelle, le gouvernement n’est pas en mesure de prendre un tel engagement », a estimé son homologue des Finances, Soulé Mana Lawani. « En tout cas, les négociations se poursuivent, et j’espère que nous trouverons un terrain d’entente », espère Emmanuel Tiando de la Fonction Publique. Sur les deux premiers points inscrits à l’ordre du jour, les deux parties ont convenu de les affecter au Conseil national du travail pour examen.
A la demande des centrales syndicales, les travaux ont été suspendus pour reprendre ce mardi à 16 heures. « Nous allons consulter nos militants à la base sur la proposition du gouvernement avant de nous prononcer sur le sujet », a indiqué un responsable syndical.
C’est dire donc que les négociations vont se poursuivre ce jour. Précisons que c’est sur instruction du Chef de l’Etat que le gouvernement et les représentants des travailleurs ont renoué le dialogue.
Léonce HOUNGBADJI
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