L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Cécil Ahouélété ADJEVI
S'il est évident que faire le distinguo entre les dossiers purement politiques et ceux judiciaires est difficile en matière de politique, la politisation à outrance de toutes les affaires du pays ne pouvait s'expliquer par des raisons qui visent le développement. il est clair que sous d'autres cieux, la chose est une pratique utilisée par les politiciens pour attaquer le pouvoir. Mais elle prend une tournure particulière au Bénin.
Comme si tout allait mal dans un pays où les véritables questions de développement sont laissées de côté par une opposition avide du pouvoir d'Etat juste pour la satisfaction des aspirations personnelles, de grandes figures de proue du monde politique béninois se mettent encore dans les rues ce jour. La marche annoncée par cette frange de politiciens apparaît comme une nouvelle occasion pour jeter de discrédits sur le pouvoir du Docteur Boni Yayi. Au premier plan, c'est l'affaire Cen-Sad qui a été placée au devant de l'actualité nationale et qui a servi de prétexte à une vaste campagne d'intoxication et de désinformation qui a plongé le peuple dans une situation de psychose. Avant cela, c'est la crise économique qui a été l'arme fatale trouvée pour diaboliser le pouvoir en faisant croire qu'elle spécifique au Bénin. On a fait croire à tout un peuple que c'est donc le Président Boni Yayi qui a paralysé économiquement le pays comme ce fut le cas pour le Président Nicéphore Soglo qui a été accusé à tort d'être l'instigateur de la dévaluation en 1994.
Comme si toutes ces démarches de sabotage et de diabolisation du régime en place ne suffisaient pas, c'est une autre stratégie que trouvent les G et F. Ils ont tenté de récupérer une affaire judiciaire pendante devant les tribunaux pour encore une fois mettre à mal la paix et la quiétude des paisibles populations qui commencent par s'ennuyer de leurs démarches.
Elles comprennent que c'est le pouvoir qui fait courir une opposition béninoise qui ne cesse de multiplier les démarches pour montrer à la face du monde que tout tourne mal au Bénin. Quand Maître Adrien Houngbédji, haut juriste de son rang, très respecté par les acteurs du monde judiciaire compte tenu de sa brillante carrière d'Avocat, fait fi de l'autorisation du Procureur avant de rendre visite à un détenu dont les conditions de détention sont particulières, il y a de quoi comprendre qu'il y a manifestement une volonté de provoquer un trouble.
Dans des conditions où tous les moyens sont bons pour jeter le pouvoir en pâture, il est d'ailleurs conseillé de garantir la sécurité d'un détenu comme Clément Gnonlonfoun en réduisant ses visites. Car le moindre mal qui lui arrivera pourra être rapidement récupéré par l'opposition comme un prétexte pour alarmer tous les Béninois. Il est connu de tous que la nouvelle trouvaille de cette opposition est de soulever le peuple à travers une récupération pure et simple de tous les dossiers d'Etat.