L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Portes bloquées, cri de détresse et appel au secours, interdiction d’accès aux agents. Telle est l’ambiance qui a régné hier au ministère des affaires étrangères. Et pour cause, la décision du gouvernement de réfectionner l’ancien bâtiment dudit ministère au profit des travailleurs de la fonction publique à un coût d’un milliard de francs Cfa. La question qui préoccupe les agents est de savoir si c’est la réhabilitation qui préoccupe ou bien veut-on en profiter pour se mettre plein les poches ? Pascal Todjinou, secrétaire général du Cstb analyse le sujet autrement. Il ne comprend pas, a-t-il déclaré, pourquoi le gouvernement veut opposer le syndicat de la fonction publique au syndicat du Mae. Grâce à la coopération chinoise, il est possible de mieux réhabiliter, et à moindre coût. La partie chinoise va non seulement procéder à la réhabilitation, mais également refaire la façade de sorte que les deux bâtiments se ressemblent. Mieux, les chinois prévoient à la faveur de la réhabilitation, de mettre une passerelle entre les deux bâtiments. Le syndicat du Mae demande l’annulation, sans délai, de la décision controversée d’affectation des « anciens bâtiments du ministère des affaires étrangères » au ministère du travail et de la fonction publique. Il demande que le ministère de l’économie et des finances soit instruit pour la location d’un bâtiment pour les agents du ministère de la fonction publique et du travail.
Jean TOBI