L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Armand F. Vidégla
Invité de l'émission «75 minutes pour tout dire» de radio Tokpa, Galiou Soglo ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a dit sa part de vérité face à la récrimination au volet «alphabétisation et introduction des langues nationales dans le système éducatif». Avant la différence nette qu'il fait entre l'alphabétisation et l'introduction des langues nationales dans le système éducatif, Galiou Soglo explique d'abord le contexte actuel de l'ordre des choses émaillé d'une crise financière aigue.
Des précisions fournies par le ministre Soglo, il ressort que l'introduction des langues nationales dans l'enseignement implique un coût et un emploi du temps. Un emploi du temps qui doit trouver sa place dans celui déjà surchargé des écoliers et élèves.
De plus, Galiou Soglo informe que l'une des difficultés de ce volet, reste la multitude des langues nationales: plus d'une centaine au total. Toutefois, il indique que le travail fait par la mission de l'alphabétisation aura permis au président de la République de mettre en place le Conseil national de l'Education.
Par conséquent, l'introduction des langues nationales dans le système éducation reste un défi national que seul le ministère de l'alphabétisation ne saurait régler sans l'implication des trois ministères de l'enseignement. Critiqué pour n'avoir rien fait lors de la journée de l'alphabétisation, le ministre Soglo estime qu'il ne sert à rien de débloquer de l'argent pour des manifestations qui ne rapportent rien surtout en ces temps de crise financière.
L'alphabétisation et la promotion des langues nationales étant une préoccupation majeure du chef de l'Etat, le ministre fait une déclinaison sur la politique du faire faire avec un synergie entre l'alphabétisation et le programme des microcrédits aux plus pauvres d'une part. En effet l'alphabétisation de masse reste une solution à la meilleure gestion des microcrédits. Et d'autre part, la corrélation promotion des langues nationales et Liste électorale permanente informatisée (Lepi) par rapport à l'accès aux documents.
De nouvelles démarches que le ministre Galiou Soglo pense menées dans les meilleurs délais. Des acteurs internationaux au cabinet Dans la journée du vendredi, des acteurs internationaux tels Thierry Desroses et autres étaient dans les locaux du ministère de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales pour rencontrer son N°1 Galiou Soglo.
A Cotonou fin septembre pour le tournage du film «Un pas en avant, les dessous de la corruption» de Sylvestre Amoussou, ces acteurs sont allés rendre une visite de courtoisie au ministre Galiou Soglo qui était avec eux mercredi au Bénin Marina Hôtel lors d'une séance de tournage. Une manière pour ces acteurs d'exprimer leur amitié au ministre Soglo. Firmine Richard, Sidiki Bakaba, Nadège Beausson Diagne, Fatou N'Diaye et Thierry Desroses des stars panafricaines engagées mettent leur génie au service du cinéma aux côtés du réalisateur Sylvestre Amoussou à Cotonou.
Lors de sa visite, troisième journée du tournage, le ministre Galiou Soglo avait déjà apporté son soutien et celui du gouvernement à ces acteurs et au réalisateur de ce film qui traite de la corruption, un sujet d'actualité. «Mon département va s'employer à créer des espaces de spectacles afin de vous permettre de bien jouir de vos efforts» a déclaré Galiou Soglo. Il se réjouit par ailleurs de la participation d'acteurs béninois dans ce film même s'ils jouent des rôles secondaires et de figurants.
Pour la réalisation du film, le gouvernement béninois à travers le Fonds d'Aide à la Culture, intervient à hauteur de 20 millions francs Cfa. Après «Africa Paradis», Sylvestre Amoussou revient avec «Un pas en avant, les dessous de la corruption» qui traite du détournement des aides humanitaires et de démocratie.