L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La rentrée scolaire 2009-2010 est prévue sur toute l’étendue du territoire national pour demain 1er octobre 2009. Le gouvernement du président Boni Yayi, très préoccupé par une rentrée apaisée, a rencontré hier le Front d’action des trois ordres d’enseignement pour lui faire part de ses propositions pour que la rentrée soit effective. Pendant ce temps, le Sg du Synaprim, Paul Issè Iko indique que les actions du Front ne l’engagent pas et que, par conséquent, la rentrée n’aura pas lieu tant que leurs revendications ne seront pas entièrement satisfaites.
Par : Edgar GNIMAVO
Les écoliers et élèves vont reprennent demain le chemin des classes après plus de deux mois de vacances. Le Chef de l’Etat, Boni Yayi et son gouvernement s’attèlent pour que cette rentrée soit effective. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré hier mardi, le Front d’action des trois ordres de l’enseignement pour trouver des solutions à leurs différentes revendications. En effet, le Président de la République a rencontré la semaine dernière Anselme Amoussou et ses camarades du Front d’action pour écouter de vive voix leurs doléances. Cette démarche de Boni Yayi qui s’inscrit dans la recherche de solutions pour une rentrée apaisée, lui a permis de prendre connaissance de leurs revendications. C’est alors que le Chef de l’Etat a instruit ses collaborateurs aux fins de lui faire des propositions applicables immédiatement et qui reçoivent l’assentiment des enseignants. C’est à cet exercice que s’est livrée hier la commission interministérielle chargée de faire des propositions au Président Yayi. C’est malheureusement ce moment qu’a choisi le Secrétaire général du Synaprim, Paul Issè Iko pour désavouer le Front d’action des trois ordres d’enseignement. Selon lui, les démarches entreprises par Anselme Amoussou et ses camarades n’engagent nullement son syndicat, pourtant le Front regroupe tous les ordres d’enseignement. Ramant toujours à contre-courant, le Secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin(Cstb) est on ne plus clair : la rentrée n’aura pas lieu si les revendications ne sont pas totalement satisfaites. D’ailleurs à ce sujet, il invite les enseignants affiliés à son syndicat à se tenir prêts pour une marche de protestation le mardi prochain. Comme on peut le constater, les syndicats sont divisés sur l’effectivité de la rentrée scolaire. Pendant que le Front et le gouvernement mettent les bouchées doubles pour que la rentrée soit effective, Issè Iko et le Synaprim invitent les enseignants à boycotter la rentrée scolaire prévue pour demain. Le gouvernement a-t-il fait des propositions susceptibles de convaincre le Front d’action des trois ordres d’enseignement à reprendre le chemin des classes ? La journée de demain nous édifiera.