L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les enseignants contractuels du primaire dans les départements du Zou et des Collines menacent de boycotter la prochaine rentrée scolaire s’ils ne constatent pas des améliorations en ce qui concerne leurs situation.
Par : Francis-Hervé SANOUSSI
Il s’agit d’institutrices et instituteurs communautaires reversés dans le corps des enseignants contractuels de l’Etat depuis plusieurs mois. Depuis vingt mois, expliquent-ils, ils ont signé chacun leur contrat. Mais, plus rien. D’où leur ras le bol exprimé jeudi à travers un sit in qui a eu pour cadre la direction départementale des enseignements maternel et primaire ( Ddemp). Le collectif de cette catégorie d’enseignants dans les départements du Zou et des Collines exprime son inquiétude fondée sur le fait, selon eux que les autorités du ministère de la Fonction publique font des dossiers des enseignants contractuels du primaire, un traitement sélectif. La preuve, ont-ils avancé, est que leurs collègues de plusieurs autres départements ont déjà eu satisfaction. « Les contrats n’arrivent pas. Jusqu’à l’heure actuelle, imaginez vous que nous sommes toujours à 33.000 f. C’est ce qui nous énerve », explique Jean Djokpé, leur porte-parole et secrétaire général du syndicat des enseignants contractuels du primaire (Synecop). Après avoir reçu la motion, le Directeur départemental des enseignements maternel et primaire a rassuré les manifestants de la bonne foi du gouvernement quant à la satisfaction de leurs revendications. A son tour, M. Biova Tossou a expliqué que c’est la grève des agents du ministère de la Fonction publique qui bloque le processus. Au regard des réactions témoignant de leur désapprobation par rapport à la gestion de leurs dossiers, les manifestants semblent pas l’entendre de cette oreille. Selon eux, si rien n’est fait, ils boycotteront la prochaine rentrée scolaire