L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le Chef de la délégation de l’Union européenne(UE), Elisabeth Ferret, a reçu, hier, les protagonistes de la crise larvée qui sévit au sein de la Commission politique de supervision pour le Recensement électoral national approfondi(RENA) et l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée(LEPI). L’objectif de cette médiation est de trouver un terrain d’entente entre les deux parties afin que la réalisation de la LEPI ne souffre d’aucune ambigüité.
Par : Edgar GNIMAVO
S’achemine-t-on vers la normalisation des relations entre le Superviseur général de la Commission politique de supervision pour le Recensement électoral national approfondi(RENA) et l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée(LEPI), Epiphane Quenum et ses trois collègues à savoir Léon Ahossi, Gabriel Tchocodo et Thimotée Gbèdiga qui ont suspendu leurs activités au sein de la CPS/LEPI depuis le 10 septembre 2009 ? Tout porte à le croire. En effet, ayant reçu ampliation de la lettre de suspension des activités des trois représentants de l’Assemblée nationale au sein de la CPS/LEPI, l’Union européenne(UE) a rencontré dans la journée d’hier, les deux parties à savoir le Superviseur général, Epiphane Quenum d’une part et les trois députés cités plus haut d’autre part. Même si rien n’a filtré de cette rencontre, on peut deviner aisément l’objectif qui est de tout faire pour concilier les deux parties dans l’intérêt supérieur de la nation béninoise. Il ne pouvait en être autrement quand on sait que l’UE est le principal bailleur de fonds pour la réalisation de la LEPI et qu’elle a maintes fois fait un plaidoyer pour que le Bénin puisse enfin se doter de cet important instrument si on tient à organiser les élections prochaines en toute transparence. Maintenant que le processus est lancé, il n’y a pas de raison qu’il soit arrêté pour quelque motif que ce soit. C’est certainement ce message que les responsables de l’UE ont porté aux deux parties afin que, de part et d’autre, on puisse se calmer et ramener la balle à terre car, l’enjeu, c’est la nation béninoise. Pour l’UE, il faut à tout prix réaliser la LEPI pour les élections de 2011 et le chronogramme établi à cet effet doit être aussi respecté. Fort de cela, elle doit avoir mis les deux parties devant leurs responsabilités. Cette initiative de l’UE pourra-t-elle amener les membres mécontents à revenir sur leur décision ? Les prochaines heures nous situeront.