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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Réforme du football béninois : La ligue A professionnelle, toujours une coquille vide


A J-18 du démarrage des Championnats nationaux de D1 et de D2, une grande confusion règne encore autour desdites compétitions. Beaucoup de clubs peinent à remplir les conditions fixées au cahier des charges et l’organe de gestion de la toute nouvelle ligue A professionnelle n’est toujours pas installé. A ce jour, toute l’institution se résume en une seule personne : Sébastien Adjavon. La réforme a du mal à quitter les starting blocks.

Par : Sosthène SEFLIMI

L’opinion publique nationale salive déjà à l’idée de l’organisation conjointe des championnats nationaux professionnels de D1 et de D2. La nomination de Sébastien Adjavon comme président de la Ligue A professionnelle est considérée comme le gage du sérieux de l’initiative. Même le Président Boni Yayi a avoué avoir été émerveillé à l’annonce de la nouvelle. Mais l’enthousiasme populaire commence à s’éteindre petitement. A propos des championnats professionnels, seuls les responsables de la FBF et accessoirement le cabinet du ministère des sports savent où ils en sont. Le Rapport général de la Commission ad hoc présidé par Clément Dègbo, publié le 14 août 2009 stipulait ceci : « Quinze (15) jours francs avant le démarrage du championnat, chaque club devra donner la preuve de son respect effectif des engagements qu’il avait pris dans son dossier de soumission, par rapport aux différentes exigences de l’article 4 du Cahier des Charges, à savoir :Contracter au minimum avec 18 joueurs professionnels de nationalité béninoise ou non (pour la D1) ou 16 joueurs (pour la D2) ; Contracter avec un entraîneur titulaire d’un diplôme d’entraîneur de 3ème degré allemand ou de 1er degré français pour l’équipe sénior à plein temps (D1) ; Contracter avec un entraîneur titulaire d’un diplôme d’entraîneur de 3ème degré allemand ou français pour l’équipe sénior à plein temps (D2) ; Contracter avec un entraîneur titulaire dune maîtrise STAPS ou équivalent ou d’un diplôme d’entraîneur de 1er degré au moins, pour chaque équipe de jeunes engagée (D2) ; Disposer d’un STAFF médical conventionné constitué d’au moins un médecin et un Kiné (D1 et D2) ; Disposer d’un Secrétariat Administratif comprenant au moins un Directeur Administratif et un Comptable de Métier (D1) ; Disposer d’un Secrétariat Administratif permanent et d’un Comptable de métier (D2). Le non respect de ces exigences exposerait le club défaillant à la non participation au championnat national de football professionnel. » A quatre jours de l’échéance fixée par la Commission ad hoc, bien des clubs continuent de mettre à l’essai des joueurs et peinent à clôturer leur liste comme ils sont beaucoup à n’avoir pu s’attacher les services d’un entraîneur qui respectent les conditions exigées.

La ligue A professionnelle n’existe que sur papier

L’alinéa 5 de l’article 18 des Statuts de la FBF, portant Statuts des clubs, des ligues et associations, stipule : « La Ligue A professionnelle est administrée par un Organe de gestion dont les membres sont nommés par le Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football pour une durée de quatre (04) ans renouvelables. ». L’alinéa 7 précise que : « Les compétences, l’organisation, le fonctionnement et les attributs de l’Organe de gestion de la Ligue A professionnelle sont stipulés dans le Règlement d’application de la FBF ; lequel règlement précise, organise et détermine les domaines d’interventions et les activités de la ligue A professionnelle, ainsi que la composition de l’Organe de gestion chargée de l’administrer. » Ces dispositions ne fixent, certes pas un délai minimum au Comité exécutif de la FBF pour la mise en place de l’organe de gestion de la Ligue A professionnelle. Mais qu’a cela ne tienne, il est à remarquer qu’à 18 jours francs du démarrage du championnat, seul le président de la ligue A professionnelle est connu. Aussi, la convention liant la FBF et la Ligue A professionnelle prévue par l’alinéa 4 de l’article 18, n’est-elle pas non plus signée. En somme, les dispositions administratives élémentaires qui doivent être prises pour le bon démarrage des championnats professionnels sont rejetées aux calendes grecques. Le processus de la réforme du football béninois est de plus en plus bâclé. C’est vrai que les élections sont déjà passées.

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