L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les agents de santé du Centre hospitalier départemental-Mono-Couffo ont fini hier, la grève de 48heures qu’ils ont organisé pour amener le gouvernement à satisfaire leurs revendications. Mais, là où le bât blesse, c’est la non observation du service minimum, ce qui est contraire à la loi sur la question.
Par : Matini MARCOS
La loi adoptée en 2002 par l’Assemblée nationale et relative au respect du service minimum dans les secteurs de la santé, de la sécurité et des transports, vient encore d’être foulée au pied allègrement par les agents de santé du Centre hospitalier départemental du Mono et du Couffo, en grève de 48 heures le mardi 8 et le mercredi 9 septembre dernier. Les grévistes exigent la satisfaction de leur plate-forme revendicative. Mais ce qui fausse la légitimité de la grève est la « non » observation du service minimum, pourtant interdite par la loi. Faisant une grève, sans service minimum, les agents de santé exposent les malades à la mort. Une attitude délictueuse qui appelle de la part du gouvernement à la prise de sanctions. Il est tout de même incroyable que des agents de santé qui ont prêté serment, violent allégrement ce serment, en même temps qu’ils précipitent les malades dans l’abîme de la mort, sans sourciller. Personne ne doute de la légitimité de leurs revendications syndicales, mais les malades ont droit à la vie, et le gouvernement devra le rappeler aux agents de santé, en grève sans service minimun.