Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

4ème journée des Eliminatoires Can Mondial 2010 : Les Ecureuils restent dans la course à l’Angola 2010 (Le Mali n’ira pas au Mondial)

Dans la cadre des Eliminatoires Can-Mondial 2010, le Bénin a accueilli le Mali, hier dimanche 06 septembre 2009 au stade de l’Amitié de Kouhounou. Privés de plusieurs cadres, les Ecureuils ont mieux fait qu’éviter le naufrage collectif redouté. Mais, ils ont péché par manque de réalisme. Les deux équipes se sont neutralisées par 1 but partout. Un score qui reflète mal la physionomie de la rencontre.

Par : Sosthène SEFLIMI

Les Statistiques disent que les Ecureuils n’ont jamais battu les Aigles du mali en compétition officielle chez les séniors. Et, les prestations de Damien Chrysostome et de ses pairs lors de la dernière confrontation entre les deux sélections à Bamako n’invitaient guère à l’optimisme pas plus que les défections de Khaled Adénon et de Stéphane Sessegnon tous deux suspendus. Pour la première fois depuis plusieurs années, les Ecureuils jouaient à domicile sans être favoris. Pour le supporter lambda, il fallait limiter les dégâts. La lecture de la feuille de match a révélé que Michel Dussuyer lui, ne s’est pas posé trop de question. Pour pallier la défection de Khaled Adénon, il a titularisé Réda Johnson, chargeant Romuald Boco d’assurer l’intérim d’Anicet. Au milieu de terrain, Pascal Angan a été repositionné dans l’axe légèrement devant l’inamovible duo récupérateur Tchomogo-Ahouéya. Mouri Ogoubiyi a été maintenu dans le couloir droit et Michaël Poté a été investi de la mission de faire oublier Stéphane Sessegnon. Razack Omotoyossi était seul en pointe. Ce dispositif tactique et l’animation qui en a été faite, a beaucoup gêné les Maliens. Les Ecureuils ont systématiquement évolué avec le trio Tchomogo-Ahouéya-Angan dans l’entre-jeu, soutenu par un travail défensif impeccable des hommes de couloirs : Mouri et Poté. Du coup, le milieu de terrain des Aigles dirigé par Seydou Kéïta, se retrouvait régulièrement noyé. Ainsi, donc, durant les 20 premières minutes, Yoan Djidonou n’a été du tout inquiété. A la 32ème minute, Félicien Singbo dans un duel aérien avec Frédéric Kanouté se fait bousculer. Il retombe mal et se casse le bras droit. Il se fait remplacer par Mouftaou Adoun qui signe son premier cap chez les jaunes. Le collectif béninois a transcendé pour répondre au défi physique que lui impose le Mali d’habitude. Individuellement, les joueurs ont accompli leur part de travail pour empêcher les Aigles de scorer. Mais comme un match de football n’est presque jamais à sens unique, quelques errements ont permis par deux fois à la ligne offensive malienne de se retrouver par deux fois nez à nez avec Djidonou mais à chaque fois, un pied béninois était là pour éviter la catastrophe. Trop préoccupé par les tâches défensives, les Béninois ont du mal à conduire sereinement les phases offensives qui apparemment n’ont pas été bien travaillés à l’entraînement. Jocelyn Ahouéya puis Michaël Poté, Mouri Ogoubiyi et enfin Razack Omotoyossi ont à tour de rôle, dans la précipitation, ‘’vendangé’ les occasions de but qu’ils se sont offertes. C’est à croire qu’ils étaient pressés de se débarrasser du ballon pour mieux revenir s’adonner à leur part de tâches défensives.

Le coaching gagnant de Michel Dussuyer

Du retour des vestiaires, le jeu s’est considérablement équilibré. Les Maliens qui jouaient sur contre-attaque sont sortis de leurs arrières-bases pour profiter de la baisse de régime constatée chez les Béninois lors des dix dernières minutes de la première partie. Stephen Keshi, qui n’arrive pas à trouver la faille, multiplie les changements. A la 54ème, Coulibaly cède sa place à Modibo Maïga. 8 minutes après, Mamadou Diallo entre dans le jeu. Michel Dussuyer lui, envoie tout son banc à l’échauffement et continue de douter plusieurs minutes durant. Sur l’aire de jeu, Mouri Ogoubiyi et Razack Omotoyossi multiplie les appels de balle mais malheureusement aussi, les maladresses devant les buts. La réponse malienne aux égarements béninois ne se fait pas attendre. Sur une contre attaque rondement menée à la 71ème minute, Samassa hérite d’une balle en profondeur sur le flanc droit de la défense béninoise. Il accélère et croise sa frappe. La balle heurte le bas du montant gauche de Yoan Djidonou avant d’aller mourir dans ses filets. Après le but, Michel Dussuyer se décide à oxygéner le jeu. Il fait entrer à la fois, à la 74ème minute, Koukou et Aoudou en lieu et place de Seidah et de Poté. 13 minutes plus tard, sur une passe en retrait de Mouri Ogunbiyi à la lisière de la surface de réparation, Aoudou fait un premier contrôle avant de loger d’une frappe surpuissante, la balle dans la lucarne droite du gardien de but malien. Les Ecureuils sont revenus à la marque et le score ne changera pas. Les chances du Bénin pour se qualifier à la Can Angola 2010 restent intactes. Quant au Mali, son rêve sud-africain s’est écourté à Cotonou.

Singbo, les armes à la main

Félicien Singbo blessé Le latéral droit des Ecureuils a été victime d’une fracture au bras droit suite à un vilain geste de Frédéric Kanouté, le maître à jouer de la ligne offensive malienne. Après un début de match presque sans faute, le dossard 30 de la Lokomotiv Plovdiv, club bulgare de D1, s’est fait bousculé dans un duel aérien par le colosse malien, à la 32ème minute. Damien Chrysostome qui est allé s’enquérir des nouvelles de son coéquipier s’est très vite rendu compte de la gravité de la situation. Il a fait signe au staff technique de préparer le changement. Ses impressions seront confirmées par le médecin de la sélection. Le dispositif sanitaire a été mis en branle et Félicien Singbo est conduit dans un centre de santé. Aux dernières nouvelles, il ne restera éloigné des terrains que quelques petites semaines durant. La réaction des autorités béninoises est attendue. Puisqu’il s’agit là, d’un accident de travail. L’international béninois qui s’est blessé sur un champ de bataille en défendant les couleurs nationales doit être accompagné. Certes, il a les moyens de se soigner comme son club est en mesure de prendre en charge son traitement. Mais vu les circonstances, le ministère des sports et la Fédération béninoise de football, se doivent de laver l’honneur du Bénin, en prenant en charge toutes les dépenses relatives aux soins et de lui allouer une prime d’invalidité pour le compte de la période où il restera inopérationnel. Il y va de notre dignité.

La partition de Boni Yayi

Boni Yayi au stade Le Président Boni Yayi était de la partie hier pour soutenir les Ecureuils. Exceptionnellement, le Président de la République a décidé de ne pas rester dans son salon pour suivre le match par le biais de son poste téléviseur. La tribune d’honneur a donc reçu le dimanche 06 septembre, un invité de marque. Le jeu en valait effectivement la chandelle puisqu’en cas de défaite, les Ecureuils ne pouvaient plus se qualifier pour la Can Angolaise. C’est vrai qu’il est arrivé 10 minutes après le début de la rencontre, mais le Chef de l’Etat était effectivement là. Il a suivi la rencontre de bout en bout. Il a vibré comme tous les autres supporters béninois présents sur les lieux, au rythme des angoisses et des espoirs que distillaient à petites doses, les Ecureuils, à travers chacun de leur gestes offensifs au défensifs. A la mi-temps, le score était de 0 but partout. Et, quand tous les invités de marque se sont levés, le président Boni Yayi, le premier, tous croyions qu’ils allaient prendre le petit cocktail traditionnel organisé à leur intention. Mais grande fut la surprise générale de voir le Chef de l’Etat et sa suite sous les gradins, quelques minutes plus tard, se diriger vers les vestiaires des Ecureuils. Le Président de la république est allé certainement doper le moral de la troupe. Ce geste n’est pas habituel au Bénin. Il est presqu’inédit et participe d’une démarche novatrice dans le soutien aux Ecureuils, au sommet de l’Etat. Ce mouvement du Président de la République vers les Ecureuils alors qu’ils sont en plein doute, puisque le score était de 0 but partout, a certainement participé à la promptitude, au courage et à l’abnégation qui ont caractérisé les internationaux béninois après l’ouverture du score par les Maliens. Les Ecureuils, n’ont en effet nullement paniqué. C’est à croire qu’hier, plus que les autres fois, ils se sentaient accompagné et pris en compte. Le but du jeune Aoudou est intervenu à la suite un tir rageur comme s’il avait envie de laver un affront. Le déplacement du Chef de l’Etat et son geste généreux à la mi-temps ont à coup sûr servi. Ils méritaient d’être suivis d’une victoire.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article