L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La cybercriminalité prend de plus en plus de l’ampleur au Bénin. D’une simple vente d’animaux notamment les chiens et les chats, il y a cinq ans, ce sont les domaines publics que certains individus mettent en vente sur le Net. A travers des stratégies bien mûries, ces faussaires arrivent facilement à duper leurs victimes et ceci sans être appréhendés par la police faute d’une législation en la matière.
Par : Armance KONA(Stag)
Les places publiques du Bénin n’échappent plus au phénomène de cybercriminalité qui a cours actuellement dans le monde. La place de l’Etoile Rouge et le Stade de l’Amitié de Kouhounou ont été vendus à coup de milliards à des hommes d’affaires étrangers. En effet, courant 2008, un Belge est venu se plaindre aux responsables de la sécurité publique, de ce que certains individus se sont faits passer pour des autorités béninoises et lui ont vendu l’Etoile Rouge contre 250 millions de francs CFA. Même chose pour un opérateur économique étranger et ses associés qui sont venus constater que des inconnus les ont dupés en leur vendant à coups de milliards de francs Cfa, le stade de l’Amitié de Kouhounou. En plus de ces opérateurs économiques, nombreux sont les personnes morales ou sociétés qui subissent ce genre d’arnaque.
Stratégies utilisées
Les internautes escrocs pour duper leurs victimes, leur proposent des véhicules, des animaux rares et très recherchés, des parcelles, des sociétés dont-ils ne sont pas propriétaires. Ces arnaqueurs proposent également à leurs victimes de mirobolantes sommes d’argent qui serait mis en dépôt par un opérateur économique qui est déjà mort et qui n’a pas d’héritier. Pour la plupart, ils opèrent en réseau et ils ont des complices dans les pays de la sous-région, en Europe, en Amérique. Les débutants, quant à eux, opèrent seuls. Il y en a même qui se font passer pour des promoteurs d’orphelinats à la recherche de donateurs ou de partenaires. D’autres entraînent leurs victimes dans des négoces d’or, d’argent, de drogue et de faux billets. Bref, ils ont plusieurs stratégies pour convaincre leurs victimes.
Un défi pour la Police nationale
Mais faute d’une législation en la matière, la Police nationale est pratiquement impuissante face à l’ampleur que prend ce phénomène. Elle doit s’investir afin de réduire la cybercriminalité au Bénin. Cela est très important vu que le fléau a beaucoup de conséquences néfastes non seulement pour l’image du pays mais également, pour les individus qui s’y adonnent. On retrouve parmi ces escrocs de la cybercriminalité, des jeunes qui abandonnent les classes pour se livrer à cette activité criminelle. Aussi, faut-il redouter que les relations diplomatiques entre le Bénin et les autres pays prennent un coup à cause de ses sales affaires ? La Police nationale a du pain sur la planche.