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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Rencontre entre le gouvernement et les syndicats : Comment Boni Yayi a obtenu la trêve sociale


(Mise en place d’un cadre de dialogue permanent présidé par le Ministre d’Etat Pascal Koupaki)


La séance de travail qui eu lieu le samedi 29 août dernier à la Salle du peuple du Palais de la Présidence de la République entre les responsables des centrales syndicales, et le gouvernement, élargi aux Présidents des Institutions de la République, a permis de battre certaines contre-vérités diffusées au sein de la population. Cette rencontre a également a offert l’opportunité au Président de la République, Boni Yayi, de rappeler aux syndicats, les actions menées par son gouvernement pour améliorer les conditions de vie des enseignants.

Par : Arsène AMETOYONA

Le bras de fer qui depuis quelques temps opposait le gouvernement et les centrales syndicales à propos de la descente de l’Inspection générale d’Etat (IGE) que dirige Alidou Koussé à la Bourse du travail, vient de connaitre un dénouement. En effet, au cours de la rencontre qu’il a eu avec les responsables des centrales syndicales, d’autres acteurs sociaux, en présence des Présidents des Institutions de la République, le Président de la République, Boni Yayi, après avoir apporté les preuves de sa détermination à œuvrer pour l’apaisement social, a rafraichi la mémoire des responsables syndicaux par les efforts consentis par son gouvernement à l’endroit des enseignants. En effet, il a rappelé aux responsables syndicaux, que plus de 6o milliards de fcfa ont été déboursés par son gouvernement à l’endroit des enseignants au titre des primes, salaires et autres avantages. Ce qu’aucun régime depuis 1960 n’a fait aux enseignants, et ceci en dépit de la crise économique mondiale qui frappe durement les pays les moins avancés comme le Bénin. Visiblement, c’est la descence de l’IGE qui a courroucé les responsables syndicaux. Mais après les explications du Président Boni Yayi et celui de l’Inspecteur général d’Etat, Alidou Koussé, les responsables syndicaux, dans leur majorité, ainsi que les autres acteurs sociaux ont reconnu, qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat et que la crise sociale qui a commencé à prendre de l’ampleur n’est que le fait des malentendus, dus au manque de dialogue. Les responsables syndicaux à l’exception du sécrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Gaston Azoua, sont tous unanimes que les subventions allouées par l’Etat doivent faire l’objet de contrôle par l’Etat, et cela se passe dans tous les pays, et aucune structure n’est au-dessus du contrôle de l’Etat, si tant est qu’elle bénéficie des fonds de l’Etat. Ce qui a excédé plus d’un, ce sont les arguments qu’évoque Gaston Azoua qui se base sur certaines dispositions des conventions ratifiées par le Bénin sur les luttes syndicales. Ces arguments ont été battus en brèche par le Conseiller spécial du Chef de l’Etat, Amos Elègbè et le Président de la Cour constitutonnelle, Robert Dossou, qui tous deux ont eu une longue expérience dans le militantisme syndical dans les instances internationales, depuis les années 60, donc très avertis des questions syndicales. Et c’est parce que ces deux personnalités refusent qu’on leur fasse prendre des vessies pour des lanternes que Gaston azoua a piqué une de ses colères. C’est connu, on peut flouer un groupe de personnes, mais pas toute une assistance, et le sécrétaire général de la CSTB, Gaston Azoua a appris cela à ses dépends. Mais, le Chef de l’Etat, Boni Yayi, en quête d’un climat d’apaisement a décidé du retrait provisoire de l’IGE de la Bourse du Travail, et a mis en place un cadre de concertation permanent entre le gouvernement et les syndicats. Ce cadre de dialogue présidé par le Ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki est composé, du côté du gouvernement de 4 personnalités dont le Conseiller spécial du Président Boni Yayi, Amos Elègbé, et du côté des syndicats, des responsables des centrales syndicales. Cette structure de dialogue social tient, à moins d’un revirement de dernière minute, sa première rencontre le mercredi 2 septembre.

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