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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Prison civile de Cotonou : Les excuses du journaliste Dieudonné Tèkon à Didier Aplogan

Le Directeur de publication de l’hebdomadaire « Le Griot de la Cité, William Dieudonné Tèkon, emprisonné à la prison civile de Cotonou pour avoir publié un article jugé diffamatoire contre Didier Aplogan, conseiller technique à la communication du Chef de l’Etat, vient d’écrire à ce dernier pour lui présenter ses sincères excuses. Il en a profité pour solliciter sa clémence aux fins de l’aider à sortir de sa cellule. Lire sa lettre. A mon Fofo Didier Aplogan Djibodé Aussi tragiques que soient certains événements qui adviennent dans le cours de notre vie, nous devons y voir le message prophétique qu’ils recèlent. Et cela, c’est aussi avec st Augustin qu’il faut l’apprendre lorsqu’il nous prescrit de voir toute chose ‘’oculo dei’’ (comme Dieu). C’est seulement dans et par le regard de Dieu que le paralangage de la croix peut être une opportunité et un mobile du salut. Serviteur de la croix, je le suis, ami de la croix, je veux le rester… c’est donc oculo dei et donc avec l’œil de Dieu que nous voyons le malheureux quiproquo qui nous est arrivé. Qui sait ce qui nous serait arrivé si le fatum ne nous avait pas imposé cette retraite dans une maison carcérale où la vanité humaine s’éprouve dans ses plus détestables dimensions ? Tout est grâce ! Et merci d’y avoir contribué. Passons !

Fofo Didier Aplogan,

Dans le numéro 27 du journal ‘'Le Griot de la cité'', nous avons publié un article qui certainement vous a causé des préjudices. En évoquant le fâcheux événement survenu lors du passage du chef de l'Etat à Allada le 10 Mars 2009, nous avons relayé les remous et les grognes, certes désobligeants, mais dont la publication pour nous, souscrit à une obligation à la foi professionnelle et fraternelle.

Obligation professionnelle

Il est du devoir du journaliste de fouiller partout y compris dans les eaux boueuses à la quête de la vérité des faits, des événements et même des êtres dans le but d'en informer l'opinion.

Obligation professionnelle

Et c'est ici le plus important qu'il faut repréciser en réfutant la thèse selon laquelle, cet article serait commandité aux fins de saper votre brillante carrière politique et votre honorabilité. Mais il faut souligner qu'une carrière politique est une vie publique qui ne devrait pas offusquer du regard extérieur qui d'ailleurs la fonde et la légitime. Quant à l'honorabilité, elle est une lourde charge qui, pour être portée, a besoin d'être supportée. C'est donc en bons et loyaux supporters de votre honorabilité dont nous avons maintes fois bénéficié par le passé, que nous avons publié le fameux article. Et c'est ici, le devoir fraternel qui nous a poussé dans l'enfer. Pour nous, cela ne s'entend pas que de si viles insanités se racontent sur vous sans que vous ne puissiez réagir et de dire ce qui en est, afin de faire taire les mauvaises langues. En vous appelant au téléphone au moment des investigations préliminaires à la publication de l'article, notre intention était de vous titiller à donner votre part de vérité afin de décanter la situation qui devenait de plus en plus trouble.

Nous devons reconnaître que l'article publié n'est soutenu que par les remous et les grognes intempestives dont les mobiles sont certainement ailleurs - nos tentatives pour accéder aux sources les plus crédibles étaient avérées infructueuses. Aujourd'hui, ce que nous souhaitons est que vous restez pour ‘'Le Griot de la cité'' qui d'ailleurs est le seul journal qui s'essaye malgré la grande précarité de son environnement à paraître sur votre terre natale d'Allada, un aîné sinon un promoteur. Il y va de la construction de la cité d'Adjahouto. Souvenez-vous de tout ce que vous avez fait pour ce même journal par le passé... et mettons entre parenthèses ce qui est advenu.

C'est pour cela que nous vous demandons très humblement de construire avec nous un pont sur ce malheureux incident afin que par-dessus ce pont, nous puissions conjuguer les efforts pour l'avenir car, les anglais nous ont enseigné que ‘'the birds off the same flock, fly together'', pour dire que les oiseaux du même plumage volent ensemble.Espérant que le st Esprit vous donnera la force d'accepter favorablement l'excuse ainsi publiquement présentée, nous vous réitérons l'expression de nos fraternelles civilités. Déjà merci !

William Dieudonné TEKON

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