Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

Appel de Boni Yayi pour l’organisation du dialogue politique national : Les leaders ‘’G” et ‘’F” font la sourde oreille et jouent au dilatoire

Longtemps souhaité par le régime du changement, le dialogue politique reste encore dans l’impasse du fait de la radicalisation des leaders de l’opposition non déclarée, qui dans une attitude triomphaliste refusent de voir la main tendue du gouvernement et par ricochet celle de son chef qui, soucieux d’une bonne cohésion politique et sociale ne cesse de donner les preuves patentes de sa bonne foi à écouter les uns et les autres. Mais face au mutisme et à l’esprit d’espièglerie qui anime les autres ténors de partis politiques, les chances de la tenue d’un tel dialogue s’amenuisent.

Face à la montée sans arrêt du mercure au sein de la sphère politique nationale du pays, le camp présidentiel n’a de cesse de demander le dialogue politique que ses vis-à-vis semblent ne pas percevoir, certainement par mauvaise foi et par une volonté de critiquer après.

En effet, depuis environ neuf mois, notamment en Novembre 2008, les mouvanciers et en l’occurrence le leader du changement, le président Boni Yayi ne rate plus aucune occasion pour tendre la perche à l’opposition pour apaiser la tension politique.

Mais là où le bât blesse, ceux d’en face semblent ne pas accorder de crédit à cette volonté toujours réaffirmée du chef de l’Etat et de son équipe et du coup, ils se lancent dans des discours qui ne sont pas de nature à favoriser la tenue effective de ce dialogue tant souhaité. Toutes choses qui traduisent une ambivalence et une ambiguïté d’autant plus qu’ils disent être favorables au dialogue politique mais posent quotidiennement des actes qui contredisent leurs déclarations.

 Pour preuve, le gouvernement, par l’entremise de son département ministériel en charge des relations avec les institutions les a invité au travers d’une correspondance à définir ensemble les conditions d’une bonne organisation de ce dialogue. Correspondance à laquelle ils ont répondu, le 13 juillet dernier en faisant savoir leur disponibilité à participer au dialogue mais en même temps en posant des conditions, qui ne sont nullement du ressort du gouvernement.

 En effet, ils ont assorti leur participation de deux conditions à savoir l’arrêt de la campagne électorale précoce engagée par le gouvernement et ses partisans et le respect des principes démocratiques, en l’occurrence l’accès équitable aux organes de presse du service public.

A l’évidence, ces conditions cachent une mauvaise volonté de la part de ces leaders réunis au sein des ‘’G” et ‘’F” puisque, de mémoire d’homme, et dans toutes les démocraties du monde, un gouvernement en place est en perpétuelle campagne électorale, surtout s’il a encore une chance de se faire élire suivant les dispositions de la constitution.

 Les actes et actions de développement posés ou le recensement des besoins des populations, l’explication des mesures prises au sommet de l’Etat et autres ne sauraient en aucun cas être assimilé à de la campagne électorale précoce puisque la constitution autorise le gouvernement en place à agir de la sorte. Encore que cela participe de l’obligation de compte rendu voulu par tous les béninois avec l’avènement du régime du changement.

L’autre raison évoquée, qui est l’accès équitable aux organes de presse du service public apparaît encore infondées puisque la chaîne de télévision nationale Ortb est ouverte à tous les citoyens béninois quelque soit leurs obédiences politiques. La chaîne a-t-elle opposée un refus à les recevoir afin qu’ils se prononcent sur l’actualité politique nationale ?

A l’évidence, non. Mais c’est plutôt un refus de diffuser les émissions qui ne sont ni co-produite ou co-animée par les journalistes de l’Ortb. Toutes choses normales puisque c’est une décision qui vient de la Haute Autorité de l’Audio-visuelle et de la Communication (Haac), qui est l’autorité régulatrice des médias au Bénin.

Dans ce contexte, l’on ne saurait accuser le gouvernement d’une mauvaise foi quelconque car la volonté de lever les goulots d’étranglement et d’apaiser les foyers de tension est bien affichée.De toute évidence, il apparaît plutôt que les ‘’G” et ‘’F” se sont rendus compte qu’en acceptant la tenue du dialogue, ils risqueraient de se voir disloquer face à la bonne volonté politique du 1er magistrat à faire du Bénin, un pays émergent.

 Une donne qui permettrait un rapprochement du chef de l’Etat de certains caciques de la politique nationale et par conséquent, cela réduirait leur influence auprès de ces derniers. C’est dire donc que les choses sont claires car face aux dés déjà jetés par le gouvernement, les masques sont entrain de tomber et les visages aigris entrain de se faire voir.

Et de peur de prendre le risque d’accepter et de comprendre la vision du chef de l’Etat pour le pays, l’opposition non déclarée joue au dilatoire et tente malgré tous les efforts consentis par le régime en place de jeter le dialogue politique national aux calendes grecques.

Léonce B. Okou

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article