L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Foulelou Salihou
L’assemblée générale d'adoption des textes de la Fbf s'est achevée samedi dernier dans la plus grande confusion. Le moins qu'on puisse dire est qu'on s'achemine vers un plébiscite du président Anjorin Moucharaf en violation des textes. Samedi dernier, la Fbf a tenu à son siège à Porto-Novo, l'assemblée générale d'adoption des textes en prélude à l'assemblée générale élective. Environ 58 délégués issus des clubs de 1ère division et des 6 ligues régionales ont invitées à cette assemblée générale. Le vote des textes a eu lieu en violation des textes. D’abord le délai d’un mois prévu par l’article 85 du titre 8 des statuts relatifs aux modifications des textes n’a pas été respecté puisque les premiers amendements sont parvenus aux délégués le 24 juillet 2009 suivant la lettre référenciée comme suit : « lettre n°117/2009/Fbf/pt du 21 juillet 2009 ». Idem pour l’Ag reportée puisque les délégués ont reçu les amendements le 08 août suivant la lettre n°127/2009/Fbf du 05 août 2009.
Etant donné que tout ce qui touche aux statuts relève de la modification, en décidant l'adoption des textes, les délégués ont viole l'article 86 du titre 8 des statuts relatifs aux modifications des textes. Il stipule : « pour délibérer valablement, la majorité des deux tiers (2/3) au moins des délégués ayant voix délibérative à l'Assemblée générale est requise. Les décisions de modification des statuts sont prises à la majorité des deux tiers (2/3) au moins des voix valablement exprimées ».
Il fallait donc 39 et les délégués votant n'étaient que 33. Dans ces conditions, on se dirige vers un simple hold-up électoral et la conséquence est que le football béninois sera le grand perdant car pour la première fois, les acteurs sont divisés. Voilà pourquoi, le Ministre des sports, Etienne Kossi a la lourde responsabilité de se saisir de ce dossier qu'il a laissé pourrir et qui risque de plonger le football béninois dans une profonde crise que personne ne souhaite et qui n'arrange d'ailleurs personne.