L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Depuis le 6 avril 2006, les actions du Chef de l’Etat et de celles de son gouvernement concourent à préserver les acquis du renouveau démocratique. Ainsi, le Président Boni Yayi fait chaque jour un peu plus pour promouvoir le renouveau économique susceptible de conduire le Bénin vers la prospérité partagée. Mais, au lieu de reconnaitre ces efforts à leur juste valeur, les politiciens préfèrent peindre en noir toutes les actions de Boni Yayi et ne voir que l’apocalypse pour le Bénin. Et s’ils faisaient preuve d’un peu de réalisme ?
Par : Edgar GNIMAVO
« Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », dit l’adage populaire. C’est ce qu’on serait tenté de dire face au comportement des politiciens vis-à-vis du gouvernement du changement. C’est vrai que leur rôle n’est pas d’applaudir ce que font le Président Boni Yayi et son équipe. Mais, le bon sens aurait voulu que, tout en critiquant de manière objective, on reconnaisse que quelque chose a fondamentalement été fait depuis le 6 avril 2006. C’est d’ailleurs faire preuve de myopie intellectuelle que de ne pas reconnaitre les innombrables efforts consentis par Boni Yayi pour une réelle émergence du Bénin. En dehors du plan politique où rien n’a été fait car le Chef de l’Etat ne peut, sans le concours des autres forces politiques, faire changer seul les choses, les plans économique et social ont enregistré des avancées spectaculaires. Point n’est besoin de les rappeler au risque d’en oublier, la liste étant longue. Néanmoins, le Président de la République a profité du 49ème anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance pour rappeler les plus indicatifs. Ainsi, malgré les effets pervers de la crise économique et financière, Boni Yayi et son gouvernement poursuivent la réalisation des infrastructures socio-économiques et la mise en œuvre des réformes structurelles, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’économie maritime, de l’énergie électrique et des télécommunications sans oublier l’assainissement du cadre macroéconomique, tout ceci dans un climat de bonne gouvernance. Sur ce dernier point, il faut noter que Boni Yayi est le premier Chef d’Etat à oser livrer tous ses collaborateurs qui, par leurs faits, ont porté un quelconque préjudice aux finances publiques, afin qu’ils répondent des actes qui leur sont reprochés. A ce sujet, le dossier Cen-Sad en est une parfaite illustration et est encore vivace dans les esprits. « En matière de lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, je n’ai pas d’amis ni de parents », ne cesse-t-il de marteler. Sur le plan social, 60 milliards ont été décaissés au profit des travailleurs même si les responsables syndicaux disent que rien n’est fait pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. Somme toute, aucun secteur n’est pas épargné par les dizaines de milliards injectés par le gouvernement : la santé, la jeunesse, les femmes, etc. C’est vrai que la mise en œuvre de toutes ces actions qui concourent naturellement au développement du Bénin, posent parfois des problèmes ; mais ce n’est pas pour autant que les objectifs qui sous-tendent ces actions sont mauvais. Très humble (il l’a encore démontré face à la presse lors de la fête du 1er août en présentant des excuses à la nation pour tous les mauvais comportements de certains de ses collaborateurs), Boni Yayi a besoin de critiques constructives pour avancer et non des critiques sans propositions de solutions alternatives. Malheureusement, c’est dans ce domaine qu’excelle les politiciens béninois si bien que, quand ce n’est pas eux qui sont là, c’est que tout ce qui est fait est mauvais. Ce faisant, le développement de notre pays n’est pas pour demain malgré la bonne volonté de celui qui est aux affaires. D’ailleurs, le Chef de l’Etat l’a si bien compris qu’il demande aux politiciens, qu’au lieu de jeter le discrédit sur leur patrie, ils travaillent à leur projet de société pour que le jour des élections, le peuple souverain puisse élire en toute indépendance et en toute transparence ses dirigeants.