L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Le Bénin de 2009 se présente comme un pays où la démocratie semble avoir pris un coup. Et pour preuve, le climat social est sérieusement agité du fait des mouvements des centrales syndicales qui dénoncent les interdictions par les autorités compétentes des marches tous azimuts qu’ils organisent. En effet, saisissant les malversations financières liées à l’organisation du sommet de la CEN-SAD, ces organisations syndicales pensent trouver une occasion propice pour rendre la vie dure au régime Yayi. Et pourtant, tout le mérite dans ce dossier revient au Président de la République qui, faisant preuve de courage et de détermination a osé là où beaucoup d’autres dirigeants auraient hésité. Toutefois, si l’interdiction de la marche semble être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, il est souhaitable que les deux parties accordent leur violon pour trouver un terrain d’attente. Il s’agira pour le pouvoir en place de créer les conditions d’apaisement en vue d’autoriser la marche des syndicalistes qui en elle-même ne constitue pas une menace pour l’ordre public car vouloir l’interdire donne l’impression pour ces syndicalistes qu’il y a menace sur les libertés publiques. Aussi, ces centrales syndicales doivent savoir qu’il est inutile de défoncer une porte déjà ouverte car quoiqu’on dise, tout le mérite dans ce dossier revient au Chef de l’Etat. Il est à retenir que le plus important ce n’est pas de ne pas tomber mais de pouvoir se relever à chaque fois que l’on tombe.
Mais deux questions méritent d’être posées quand on observe tous les agissements de ces centrales syndicales aujourd’hui. Pourquoi tous ces rapports entre les centrales syndicales et le opposants au régime Yayi ? Quels intérêts peuvent justifier cette collusion entre des organisations syndicales a priori apolitiques et des opposants dont le combat est politique et se résume à une alternance au pouvoir en 2011 ?
Il y a peu, c’était à une agitation politique que le peuple a été habitué avec la crise au parlement et les crises entre institutions de l’Etat. Nous voudrions dire aux uns et aux autres que c’est Dieu seul qui donne le vrai pouvoir et ce qui doit compter aujourd’hui pour chaque Béninois c’est beaucoup plus l’union autour des idéaux du développement du Bénin. Cette union ne signifie pas absence d’opposition ou de critiques objectives sur les actions du Président de la République.
Somme toute, nous restons convaincus que tous ces acteurs, qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition, sont guidés par l’esprit patriotique. Nous osons croire à la bonne foi des uns et des autres car aujourd’hui l’enjeu est plus international que national et c’est le Bénin qui en sortira gagnant ou perdant selon le comportement des uns et des autres.
Enfants du Bénin debout.