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Fronde sociale ce jour : La marche à contre-temps des centrales syndicales (Après l’interdiction, le rattrapage)


Les cinq centrales syndicales signataires du mot d’ordre de la grève des mardi 28 et mercredi 29 juillet organisent ce jour une marche de protestation, pour rattraper la marche du mardi 21 juillet qui avait été interdite par le préfet de l’Atlantique et du littoral, pour faute de procédure. Cette fois-ci que les centrales syndicales ont suivi la procédure normale, le Préfet Jules Hessou n’a opposé aucune résistance. Preuves que la grève et le procès du régime qui ont suivi l’interdiction de la marche du 21 juillet étaient injustifiés.

Par : Arsène AMETOYONA

Les centrales syndicales en l’occurrence la CSTB de Gaston Azoua, la CSA-Bénin de Dieudonné Lokossou, la COSI de Georges Kakaï Glèlè et l’UNSTB de Emmanuel Zounon battent le pavé aujourd’hui pour protester contre la hausse des prix des produits pétroliers, des prix de l’eau et de l’électricité. Les Nouveaux programmes d’études ne seront pas occultés ainsi que d’autres revendications syndicales plusieurs fois agitées. La marche syndicale de ce jour est une marche de rattrappage après celle interdite par arrêté préfectoral le mardi 21 juillet 2009. En réalité, les centrales syndicales devraient s’en prendre à elles mêmes pour n’avoir pas suivi la procédure normale. Après avoir adressé la demande d’autorisation à la Mairie de Cotonou, cette dernière avait jugé utile que l’un des motifs évoqués à savoir le Dossier CEN-SAD sortait du cadre des revendicatons syndicales, d’autant plus qu’une commission d’enquête avait été mise en place pour en connaître les tenants et les aboutissants. Suite au rejet par la Mairie de Cotonou de la première mouture de la demande d’autorisation de marche, les centrales syndicales se sont conformées à la demande des autorités de la ville, mais n’ont pas cru attendre la réponse de la Mairie pour se mettre dans la rue. C’est ce vice de procédure qui avait amené le Préfet Jules Hessou à prendre ses responsabilités et à interdire la marche. Une décision responsable qui malheureusement lui a valu une avalanche d’injures de la part des responsables syndicaux. Maintenant, que les responsables syndicaux se sont conformés aux textes en recevant l’autorisation en bonne et due forme de la Mairie et en saisissant dans les normes le Commissariat central, la marche de protestation de ce jour aura lieu. A quoi donc a servi cette grève de 48 heures des mardi 28 et mercredi 29 juillet, organisée sous le prétexte de la lutte contre la privation des libertés ? Cela a contribué à faire mal aux populations et à faire perdre à l’économie béninoise des milliards de francs. C’est la preuve que les responsables syndicaux sont très peu soucieux des conditions de vie des populations.

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