L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le dossier Cen Sad qui a éclaboussé de hauts fonctionnaires de la République pourrait connaître, les prochains jours, un nouveau rebondissement. La commission Kpognon mise sur pied par le Chef de l’Etat vient de demander la prorogation de deux (2) semaines du délai initialement concédé afin d’élucider totalement la scabreuse affaire. Aux dernières nouvelles, une dizaine de cadres et personnes serait à nouveau mise en cause et pourrait être interpellée.
Par : Serge-David ZOUEME
Vers de nouvelles interpellations dans le dossier Cen Sad ? On pourrait en arriver là au regard de l’évolution actuelle du dossier. Au lendemain de la publication du rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) de Alidou Koussé qui mettait en cause de hauts fonctionnaires de la République et au regard des polémiques et démentis qui s’en sont suivis, le Chef de l’Etat a fini par mettre sur pied une commission spéciale présidée par l’ancien ministre des finances, Stanislas Kpognon, pour élucider totalement le scabreux dossier. Un délai de quinze (15) jours a été donné aux membres de la commission pour faire davantage la lumière sur cette affaire et situer nettement la responsabilité de tous ceux qui seraient, d’une manière ou d’une autre, impliqués. Animé par la volonté manifeste de lutter contre la corruption, le Président de la République veut couper court aux invectives qui ont actuellement pignon sur rue et qui risquent d’embrouiller les pistes. Des sanctions appropriées seront, sans nul doute, infligées aux fautifs au terme des investigations en cours. Vendredi dernier, beaucoup s’attendaient à la publication du rapport de la commission spéciale. Mais rien n’y fit. La désolation a été grande dans le rang de l’opinion qui est pressée de connaître le dénouement de cette affaire. Aux dernières nouvelles, Stanislas Kpognon et les membres de la commission ont formulé au Chef de l’Etat la demande de la prorogation du délai initial de deux (2) semaines. Ce qui leur serait concédé. Il faut donc attendre encore une dizaine de jours pour espérer les conclusions des travaux de ladite commission. Mais de sources échappées, on pourrait assister, les prochains jours, à d’autres interpellations dans ce dossier. De nouvelles zones d’ombre apparaîtraient dans le dossier et nécessitent d’être éclaircies. Une dizaine de personnes et cadres à divers niveaux seraient dans du mauvais drap. Ils seraient trempés et pourraient répondre de leurs actes. C’est dire que la situation pourrait s’envenimer d’ici à là. Ceci au grand bonheur des populations qui exigent que tous les fautifs passent devant les tribunaux.