L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le stade municipal de Parakou a abrité le week-end dernier les travaux du congrès constitutif du Rassemblement des démocrates indépendants(RDI) ANFANI. C’est ce moment qu’a choisi son vice-président, l’honorable Samou Séidou Adambi pour faire le procès du gouvernement du changement oubliant que c’est ce régime qui a fait de lui, ce qu’il est aujourd’hui. Au demeurant, le député Adambi, par cet acte, se comporte comme un opposant et cela risque de lui être fatal dans la ville de Parakou.
Par : Edgar GNIMAVO
« Après plus de trois ans de gestion du changement, le changement tel que vécu aujourd’hui ne réflète point l’esprit et les idéaux de départ. Le changement est en panne. Il est donc nécessaire et impérieux de lui donner un nouveau souffle afin qu’il réponde aux aspirations légitimes du peuple. C’est pour corriger les imperfections et surtout donner au changement son caractère éthique et sur la demande pressante des militants que le RDI est né ». Ces propos du député Samou Séidou Adambi, député élu sur la liste Fcbe sont, tenus à l’occasion du congrès constitutif du Rassemblement des démocrates indépendants(RDI). Quel culot ! est-on tenté de dire après avoir écouté ce sévère réquisitoire contre le gouvernement du changement et son chef. A y analyser de près, l’honorable Adambi est, à l’instar de ses collègues, très mal placé pour critiquer le régime en place ; lui qui est un pur produit de Boni Yayi. Le président du RDI ANFANI ferait mieux de faire sien, l’adage populaire qui dit que « quand on ne sait pas là où on va, on sait au moins d’où on vient », s’il tient à avoir un avenir politique dans la 8ème circonscription électorale. Sorti de l’Université nationale du Bénin, celui qu’on appelle affectueusement « Sam » à Parakou, n’a eu que pour premier emploi, la politique. Parfait inconnu au bataillon, il a fallu l’avènement du Président Boni Yayi au pouvoir pour que ce nom soit connu politiquement. C’est grâce, en effet, au Chef de l’Etat que Samou Séidou Adambi a connu son ascension politique : d’abord maire de la troisième ville à statut particulier puis député à l’Assemblée nationale, titre qu’il porte fièrement. C’est donc ce dernier qui est vilipendé et traité de tous les noms aujourd’hui par Adambi et ses amis qui, quoiqu’on dise, ont bénéficié et continuent de bénéficier des largesses du gouvernement. Etre dans un système, profiter de ce système puis se mettre à le critiquer tout en étant encore dedans paraît un acte de mauvaise de foi qu’il faut dénoncer. Le député Adambi a encore son avenir politique devant lui et s’il tient à sa survie politique, il est des choses à ne pas faire.L’exemple de son collègue Rachidi Gbadamassi est là pour l’édifier. Ce dernier, malgré son argent et son électorat n’a pas pu défier le gouvernement du changement et au finish, il a préféré rejoindre la mouvance présidentielle. Qui est fou, dit-on. Si c’est à ce moment que le jeune député Adambi choisit de faire son numéro, quitte à s’attirer la sympathie du Chef de l’Etat, il se trompe de chemin car, il va tout droit dans sa tombe politique. Ces propos auraient un sens s’il démissionnait des Fcbe ou s’il annonçait qu’il ne supporte plus les actions du Chef de l’Etat. Mais, critiquer le système qui t’a fait et qui t’a tout donné, est tout simplement assimilable à une opposition qui ne dit pas son nom. Mais, pourra-t-il être à l’aise dans cette nouvelle position ? En tout cas, c’est un risque que le député Adambi est en train de prendre et c’est plus que certain qu’il y laissera des plumes. On ne peut pas être dans la mouvance et avoir un comportement d’opposant.Il n’y a que les piètres politiciens béninois à l’instar d’Adambi pour avoir une telle attitude.