L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les responsables de l’Assemblée nationale viennent de mettre la main sur un réseau de détournement de primes de session au profit d’agents fictifs. Le pot aux roses a été découvert suite à un contrôle qui a permis à la questure de mesurer l’ampleur de ces crimes économiques. Une fois les responsabilités situées, les têtes doivent normalement tomber dans les semaines qui viennent.
Par : Arsène AMETOYONA
Les responsables de l’Assemblée nationale viennent de mettre la main sur un réseau de détournement de primes de session au profit d’agents fictifs. Le pot aux roses a été découvert suite à un contrôle qui a permis à la questure de repérer le paiement anormal d’un agent militaire en détachement, dont nous préférons taire le nom afin de permettre aux deux questeurs de faire toute la lumière sur ce scandale qui ternit l’image de la cinquième législature. De sources généralement bien informées, bien que le soldat en question ne soit plus physiquement en poste au Parlement, des individus émargeraient en ses lieu et place et perçoivent des primes indûment en son nom à l’occasion des sessions à l’Assemblée nationale. A l’étape actuelle de l’enquête, le premier questeur aurait déjà adressé une demande d’explication à qui de droit. La réponse très attendue à sa correspondance devrait permettre de mieux situer les responsabilités ou de prendre des sanctions administratives contre ceux qui éventuellement se rendraient coupables de ces indélicatesses. Car selon les mêmes sources, ces pratiques peu catholiques pourraient remonter à des législatures antérieures. Affaire à suivre.