L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le programme de la promotion de la mécanisation agricole est aux prises avec quelques critiques. C’est autour de l’achat des quatre déssouseuses que la polémique s’est installée.
Par : Matini MARCOS
La révolution verte enclenchée par le Président de la République, Boni Yayi, focalise l’attention des jeunes diplomés sans emploi et par conséquent elle n’a pas le droit d’échouer, même si certains aspects du programme dans son exécution restent à améliorer. Mas déjà la détermination du premier des Béninois est affichée puisque tout a été mis en place pour que les machines agricoles et les accessoires soient en place. Le reste du travail incombe maintenant aux Centres d’encadrement rural (Cerpa) et au coordonnateur du PPMA qui sont nommés pour gérer le programme. Actuellement, la polémique est vive autour de l’achat des machines agricoles et plus particulièrement autour de quatre déssoucheuses commandées au Canada. Ces dessoucheuses servent à débarrasser le terrain des arbres et des pieds d’arbre afin de faciliter le travail du labour. Au faîte des critiques, il est dit que les quatre déssoucheuses auraient coûté près de 4 milliards de fcfa dans un marché de gré à gré. Ce que rejette le coordonnateur du Programme de promotion de la mécanisation des activités agricoles, André Okounlola Biaou qui a apporté des éclaircissements. Pour le coodonnateur André Okounlola Biaou, le marché gré à gré passé pour l’achat des 4 déssousseuses est conforme au code des marchés publics en son article 44, puisque la société canadienne a le monopole. De plus, une mission composée des cadres du ministère de l’agriculture dont il fait partie, s’est rendue au Canada pour discuter avec les responsables de la société. Mais les responsables les ont confiés à leur représentant au Bénin qui s’est chargé de la commande. Le coût des 4 déssoucheuses, a confié, la main sur le cœur, André Okunlola Biaou, est de 1 milliard 90 millions 10 mille francs et non les chiffres faramineux avancés. Mieux, c’est le représentant de la société canadienne qui a préfinancé l’achat des 4déssoucheuses et l’Etat béninois n’a pas encore remboursé la somme due. Autre critique avancée est la panne que connaissent certains tracteurs sur le terrain. Sur ce, le Coordonnateur rassure que des pièces de rechange existent et que ces pannes qui surviennent sont mineures et que celles- ci sont causées par l’inattention des utilisateurs de ces machines. Pour lui, les tuyaux de ces machines agricoles peuvent être cassés, si les machines agricoles sont mal utilisées. Il revient au conducteur de lire sur le tableau pour s’en rendre compte et quand ce n’est fait, cette rupture peut entraîner un surchauffement du moteur qui peut provoquer une panne.Toutefois, les pièces de rechange sont disponibles et que des mécaniciens ont été formés pour assurer le dépannage. Face à ces déclarations qui rassurent, les populations n’ont qu’une seule exigence : que la révolution verte devienne une réalité dans un pays comme le Bénin doté de sols riches et bien arrosés.