L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La nouvelle, a priori, paraît invraisemblable et pourtant elle n’a rien d’un « poisson d’avril » surtout que nous sommes de plein pied au mois de juillet. Nicéphore Soglo, président d’honneur et leader charismatique de la Renaissance du Bénin (RB) démissionne du parti de son épouse créé par celle-ci alors que l’époux assumait dans une félicité extrême les fonctions de Président de la République. Le coup de théâtre ici, c’est qu’au cœur de ce divorce politique se trouve leur fils cadet Galiou Soglo que maman couve d’un amour maternel que rien au monde ne peut altérer. Pour la petite histoire, Rosine Vieyra Soglo refuse de cautionner les conclusions d’une commission ad’hoc mise en place par le parti pour apprécier les conduites du militant de la RB qu’est Galiou Soglo , lesquelles sont jugées contraires au règlement et aux disciplines de leur formation politique. Attachée à de solides convictions qui fondent son combat citoyen, la présidente de la RB refuse de sacrifier son fils cadet sur l’autel des règlements de compte politique et s’accroche au rempart familial. La famille d’abord, a toujours été un principe sacro-saint chez la doyenne d’âge des députés béninois. Ce principe, elle l’a toujours marqué lors des positionnements sur les listes électorales notamment les législatives dans l’ordre ci-après : mère, fils aîné, fils cadet, vient ensuite le plus loyal parmi les cadres du parti. C’est un secret de polichinelle. Et sur ce principe, Nicéphore Soglo a toujours été en phase avec son épouse. C’est pourquoi, la controverse actuelle autour d’une prétendue exclusion de Galiou Soglo de la RB au point de provoquer la démission du chef de famille ne peut qu’apparaître comme une plaisanterie de mauvais goût. Surtout pas en ces temps-ci où la RB n’arrive pas à résoudre les équations de sa position actuelle sur l’échiquier politique national. A 75 ans, le couple Soglo a mieux à offrir aux Béninois que ce spectacle abject. C’est malodorant, tout simplement !
Par : Bernadin MONGADJI