L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Léonce HOUNGBADJI
L'élection du maire de la commune de Covè est à reprendre de même que celle de ses deux adjoints et les chefs d'arrondissements de la commune, et ce, pour vice de procédure. Ainsi en a décidé l'autorité de tutelle. En effet, jeudi dernier, le préfet des départements du Zou et des Collines, Armand Nouatin, a convoqué le Conseil communal de Covè aux fins d'installer enfin les structures dirigeantes de la localité. Mais à la dernière minute, le préfet dit avoir eu un empêchement.
«J'étais en mission à Savè», a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse qu'il a organisée vendredi dernier. Il dit avoir alors dépêché sur le terrain le directeur départemental des sports et l'un de ses chefs services pour le représenter. Arrivés sur les lieux, ceux-ci auraient constaté l'absence des élus Fcbe.
Mais à leur grande surprise, les opérations électorales se sont déroulées sans eux. Clément Alokpon de Force-clé a été élu à la tête de la ville avec 7 voix. Lors de sa conférence de presse, le préfet Armand Noatin a annoncé que cette élection ne sera pas prise en compte, et qu'il attend le procès verbal de la séance pour statuer. C'est dire que la commune de Covè et toujours dans le vide juridique. Plus d'un an après l'élection communale et locale, elle peine à désigner ses dirigeants.