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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Malversations dans la réfection du CIC : Jean-Baptiste Elias met à nu l’incompétence des entreprises adjudicataires

Du nouveau dans le dossier Cen Sad. Invité, hier jeudi, de l’émission « Corruption tolérance zéro » de Golfe télévision, le vice-président et porte-parole du Fonac, Jean-Baptiste Elias a démontré, preuves à l’appui, l’incompétence des entreprises retenues, parfois frauduleusement, pour la réfection du Centre international de conférences de Cotonou et du Palais des congrès. Selon lui, de nombreuses irrégularités ont été enregistrées dans ce scabreux dossier et de nouvelles têtes doivent encore tomber.

Par : Serge-David ZOUEME

Le Bénin ploie encore sous le poids de la corruption galopante. En témoignent le funeste développement et les troublantes révélations faits, hier, par le porte-parole du Fonac, Jean-Baptiste Elias, dans le scabreux dossier Cen Sad. Outre la violation flagrante des procédures de passation des différents lots, il a révélé tristement, avec force détails, la question de la surfacturation et l’incompétence notoire des huit (8) entreprises adjudicataires. A en croire Jean-Baptiste Elias, les sociétés et entreprises retenues pour exécuter les différents travaux entrant dans le cadre de la réfection du Centre international de conférences et du Palais des congrès ne sont pas toutes qualifiées. Certaines ont été créées juste pour la circonstance afin de gagner des marchés. Des chefs et responsables d’entreprises qui n’ont jamais réalisé des travaux d’un (1) million de Francs Cfa ont été, par le biais du pur clientélisme, choisis pour exécuter des travaux de plus de 400 millions. Il a cité la Société mondiale pour le commerce, la société Gag et bien d’autres qui se sont maladroitement illustrées dans le dossier Cen Sad. A preuve, a-t-il martelé, les sociétés épinglées ne disposent pas de référence technique, de surface financière requise, d’expériences encore moins de certificat de bonne fin. Cependant, les responsables n’ont été inquiétés à la date d’aujourd’hui même si le dossier suit encore son cours. On pourrait dès lors se poser les questions suivantes : Comment les sociétés ont-elles été identifiées ? Qui les a-t-il retenues ? Et quelle a été le survi des travaux pour qu’on en arrive là ? Selon le vice-président du Fonac, le Chef de l’Etat doit sévir davantage et des têtes doivent encore tomber.

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