L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Il est on ne peut plus clair aujourd’hui, à la lumière du dossier Cen/Sad et de la rigueur morale avec laquelle Boni Yayi est entrain de gérer le dossier, que l’homme ne s’est jamais écarté de ses idéaux de paix, de justice et de prospérité partagée pour son pays, contrairement aux allégations de détracteurs aigris et en mal de vengeance qui le désavouent.
En effet, plus qu’un effet d’annonce, le chef de l’Etat a fait effectivement de la lutte contre la corruption la priorité essentielle de son action gouvernementale en organisant une marche verte qui fera date dans l’histoire du Bénin et du monde.
Boni Yayi reste ensuite égal à lui-même dans le style de gouvernance qu’il s’est choisi à savoir la reddition des comptes et l’obligation des résultats, conditions sine qua non dans les rapports avec ses collaborateurs pour mieux trancher avec ses prédécesseurs en remerciant, limogeant, et sanctionnant tout collaborateur ou fonctionnaire indélicat et incompétent.
Cela, dans un esprit simple, celui d’impulser une nouvelle dynamique à ses concitoyens qui ont perdu le goût du travail bien fait, du désintéressement, de la patience, de la confiance en soi et dans les autres, de l’amour pour la patrie et entre autres de la bonne gestion du bien public et de l’Etat.
Pour dire comme tous ceux qui reconnaissent en Boni Yayi, un homme honnête, sincère et qui aime véritablement son pays, qu’il aurait pu, comme l’aurait fait son prédécesseur, fermer les yeux sur les inconduites, les incartades et les incompétences de ses collaborateurs. Mais il ne le fait, même si certains ont vu qu’il s’est refroidi un peu ces derniers temps.
La preuve, il vient de se signaler par la plus belle manière en s’impliquant à fonds dans la ténébreuse et calamiteuse affaire de la Cen/Sad en distribuant avec dextérité et rectitude les sanctions que méritent tous les auteurs à divers niveaux. La saisine de la Haute juridiction n’est pas exclue. Il a également rectifié les bases sur lesquelles se repose sa collaboration avec ses proches.
Des rebondissements pointent aussi à l’horizon pour donner à l’homme du peuple, toute sa splendeur et toute sa verve et pour le conforter davantage dans son rôle de salvateur et de salubrité publique. Il en a la capacité et les moyens. Que les béninois ne tombent pas dans les entourloupettes des syndicats politiques qui jouent aux apprentis sorciers. Ils n’ont pas la science infuse ni l’alchimie nécessaires qui permettront à ce pays de se relever des nombreux défis qui s’imposent à lui.
A.A.