L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
De sources proches de la commission d’appel ad hoc indépendante présidée par Clément Dègbo, le rapport qui sera rendu public ce jour par le ministre Etienne Kossi révèle plusieurs cas de dysfonctionnement au sein du Comité exécutif préjudiciable à la sincérité des résultats acquis sur le terrain. Le Secrétariat et la Commission des arbitres sont naturellement pointés du doigt. Mais des indiscrétions provenant des membres du Comté exécutif de la FBF expliquent autrement ces distorsions.
Par : Sosthène SEFLIMI
Le mode de fonctionnement suspect du secrétariat administratif de la FBF et de la Commission des arbitres explique le climat de suspicion qui entoure chaque année, la proclamation des résultats et les crises cycliques qui interviennent à la fin de chaque saison. Et, pour mettre fin à tous ses errements, les responsables de clubs ayant pris part à la dernière Assemblée général ordinaire de la FBF ont proposé la mise en place d’une Commission des compétitions dotée de matériels informatiques adéquats et d’une photocopieuse. Mais à l’issue des assises, le comité exécutif de la FBF s’est refusé à mettre en place la structure exigée. Le président et le trésorier général ont plutôt opté pour l’achat d’une machine à fabriquer des licences qu’ils ont acquise selon leurs déclarations, à 5 millions F CFA. Seulement, pendant un an, ladite machine n’a jamais été mise à la disposition du Secrétariat général de la FBF comme nulle photocopieuse n’a été achetée pour la multiplication des décisions de la Commission des arbitres. L’établissement des licences malgré les décisions prises en Assemblée générale est resté manuel, la notification des « homologations » aux clubs a continué à se faire dans des délais qui atteignent parfois un mois. A la réunion du 24 juin 2009 au cours de laquelle les membres du Comité exécutif ont décidé du chronogramme devant aboutir à l’organisation des élections, Rafiou Gazaliou, Responsable à l’organisation de la FBF a interpellé le président et le Trésorier général de l’institution au sujet de l’appareil acquis par ces derniers pour faciliter l’établissement des licences. Augustin Ahounavoébla a alors reconnu détenir ledit appareil chez lui. L’interpellation de Rafiou Gazaliou et les déclarations du trésorier général de la FBF ont été annexés au procès verbal de la séance. Dans la chaude ambiance des tractations pour les prochaines élections à la FBF, Bruno Didavi, le secrétaire général de la FBF est appelé à assumer entièrement la responsabilité de la gestion administrative désastreuse du championnat de transition. Mais qu’à cela ne tienne, au regard de ces dernières révélations qui annoncent bien d’autres, la cupidité des responsables fédéraux qui tiennent les cordons de la bourse de l’institution explique au premier chef les conditions calamiteuses du déroulement du championnat de transition. A preuve, les arbitres et les commissaires au match qui ont officié les rencontres restent encore impayés de même que l’imprimeur qui a livré les cartons de licences. Pourvu que le ministre des sports sache vraiment s’y prendre et aille jusqu’au bout dans sa volonté de mettre fin à la gabegie.