L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Au nombre des potentiels challengers de Boni Yayi en 2011 figure Me Adrien Houngbédji. On le sait. L'homme aspire à la magistrature suprême depuis des lustres. Si le miracle se produisait, il est un fait ostentatoire qu'il chercherait à diriger les Béninois d'une main de fer. Tel un nostalgique des époques révolues, le candidat du Prd chercherait par tous les moyens à apprivoiser les populations après avoir concentré dans les escarcelles de son autorité tous les pouvoirs. A vrai dire, voilà comment lui et ses sbires veulent diriger le pays de Toussaint Louverture, de Toffa qui ont consenti d'énormes sacrifices au prix de leur vie.
Autant de faits qui sautent à l'œil nu et laissent présager d'une gestion dictatoriale à laquelle ils seraient tenter de recourir une fois ayant la gouvernance du pays en main. A-t-on besoin de ressasser, depuis qu'il se porte candidat aux présidentielles, les populations ont coutume de noter à travers les actes du leader charismatique des« Tchoco- Tchoco » un relent qui n'a rien à voir avec les qualités d'un homme d'Etat. Cela suppose qu'il donne dans des agitations qui sont à l'antipode de la maestria managériale dont requiert un bon Chef d'Etat pour conduire le pays vers la prospérité. En dit suffisamment long son absence, contre toute attente, aux obsèques de l'honorable Tomanaga, tragiquement disparu il y a quelques semaines au cours d'un accident de circulation. Une opinion justifie cette brillance absentéiste de Houngbédji au rapprochement de la Rb du pouvoir. Mais cela est loin de tenir la route. Même si la politique doit privilégier sur tout à ses yeux, la solidarité de corps lui imposait d'y être ou se faire représenter.
Si non comment imaginer qu'un cadre émérite de la trempe de Houngbédji qui plus est, est sur un piédestal qui lui permet de poser en bon présidentiable se permette des attitudes teintées de politique politicienne. L'autre indicateur qui donne raison à ceux qui le disent est son intérêt soudain pour la plénière d'hier alors qu'il a l'habitude de briller par son absentéisme au parlement et dans les commissions. A cela en rajoute l'outrecuidance notoire de l'un de ses lieutenants qui dirige la ville de Porto-Novo. Ce n'est un secret pour personne que le maire de la cité des Aïnonvi dénie à deux conseillers Fcbe le droit de siéger au sein du conseil municipal en remplacement des faux élus au Prd. Cela fait suite à la décision de la Cour suprême qui leur a donné suite favorable à leur recours. Là aussi, il y a de quoi donner je la matière à l'opinion pour affirmer à haute et intelligible voix que Moukaram Océni, au regard de ce comportement par lequel il s'est étiqueté devant le peuple, loin je privilégier la cohésion au 5ein du conseil municipal, l'envenime. C'est promouvoir une guerre froide entre Prd et Fcbe, ce qui ne fera jamais bon ménage avec l'émergence tant souhaitée de cette cité par les sages de la ville. En clair, c'est un acte attentatoire à l'unité nationale. L'ancien maire de la ville, affectueusement appelé Dober, une fois l'ayant compris comme tel n'a-t-il pas tirer la sonnette d'alarme pour le dénoncer? Or, le réalisme je cet homme vient de ce qu'il est du même bord que lui. Lorsqu'on est un élu, on a pour obligation de faire en sorte de mériter le respect des électeurs étendus à tout le peuple. Et donc, servir de label pour la postériorité. Ce que le peule attend du leader charismatique du Prd, c'est qu'il agisse désormais comme un leader bon teint, quitte à donner la preuve de sa capacité à gérer correctement le pays. Idem pour ses lieutenants.
Patrick AKIMBI