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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Inondations des rues et maisons en saison pluvieuse : Comme Cotonou, Abomey-Calavi sous l’eau

 

Les dernières pluies qui se déversent, créent assez de dommages aux populations aussi bien de la ville de Cotonou que dans la banlieue de la ville. Si l’inondation des maisons n’était seulement fréquente que dans certains quartiers de Cotonou, les dernières pluies, quant à elles, n’épargnent guère les habitants de la commune d’Abomey-calavi. Une partie du village universitaire est sous l’eau créant ainsi l’insomnie aux populations.

Par : Barnabé HOUNKANRIN

Il était environ 4 h du matin dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin 2009. Une forte pluie commence. Jusqu’à 6h30 minutes, l’intensité de la pluie était toujours la même. Des voix retentirent de tous côtés au quartier Zogbadjè appelé affectueusement ‘’village universitaire. « Au secours ! Au secours ! L’eau va nous tuer. Y a-t-il un maire pour Abomey-Calavi ? Au secours ! ». Non loin de la mosquée centrale derrière le campus, les plaintes et lamentations sont grandes. Par ici, des habitants portant sur leur dos, quelques objets précieux de leur chambre, par là, d’autres avec leurs enfants dans les bras. Dans les chambres, l’eau règne en maître. La scène n’est pas celle des jours ordinaires de pluie. Rues, cour de maison, chambres, il n’y a nulle place que l’eau a laissé aux habitants. L’eau qui régnait dans les chambres et maisons inquiétait plus d’un quant aux probables infections dont elle pourrait être responsable. « Jamais, nous n’avons connu une telle inondation dans le quartier » déclare d’une voix découragée, un habitant dont la hauteur de l’eau dans sa chambre dépassait 50 cm. A 8h, au matin de la journée du dimanche, la pluie n’avait toujours pas cessé. Bol en mains, les habitants étaient dépassé par la pression de l’eau qui, du portail jusqu’aux chambres en passant par la cour des maisons, avait la même hauteur. Impossible de renvoyer l’eau des chambres pour la cour. Un vain travail. Une seule solution adoptée : vider les lieux en prenant soins de sauvegarder les objets précieux. En attendant le recul de l’eau. C’était là l’ambiance qui a prévalu, hier matin, dans le ‘’village universitaire’’. Cette ambiance est due à la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville dans la nuit du samedi au dimanche. A Godomey-Togoudo, c’est le comble, un couple perd un bébé noyé dans l’eau avant le réveil de ses géniteurs.

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