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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Mauvaise gestion des Ecureuils : Haro sur la commission paritaire !

 

Le cuisant échec des Ecureuils à Bamako continue de faire des émules au sein de la famille du football béninois. 24 heures après les propos peu amènes tenus par ministre Etienne Kossi à l’encontre la Fbf, Malick Gomina a réagi pour exiger des clarifications. Cette guéguerre voile toutes les imperfections de la commission paritaire présidée par Clément Dègbo.

Par : Sosthène SEFLIMI

L’expérience de la commission paritaire pour gérer les Ecureuils remonte à l’époque où Valentin Aditi Houdé avait la charge le ministère des sports. Celui-ci, au regard de la vive tension qui régnait entre le ministère des sports et la Fédération béninoise de football, a cru devoir créé ce cadre pour permettre aux deux parties de participer activement à la gestion des Ecureuils. L’administration des sélections nationale relève en principe des prérogatives de l’Etat mais la tradition veut que ce soit les Fédération nationales qui gèrent les sélections, par délégation de pouvoir. C’est donc une commission paritaire qui a géré les éliminatoires Can 2004 et Can 2006, de même que la participation des Ecureuils juniors au Championnat d’Afrique des Nations que le Bénin a organisé en janvier 2005 qui a été suivi de la participation à la Coupe du monde juniors aux Pays-Bas, en juin 2005. Le démantèlement de la Commission paritaire a été fait avec l’arrivée à la tête du département des sports du ministre Théophile Montcho qu,i lui, a engagé un bras de fer avec la Fbf. Le ministre Etienne Kossi, comme pour prendre exemple sur Valentin Houdé, a choisi finalement de ressusciter ladite commission en respectant le même schéma. En vain.

Trois expériences, trois échecs pour la commission paritaire

La Commission présidée par Clément Dègbo, Directeur de cabinet du ministère des sports, avait eu à charge, au prime abord, la préparation et la gestion du match des Ecureuils contre le Ghana à Kumasi. A cette première expérience, des difficultés n’ont pas été observées quant à la gestion de la sélection. Mais des incidents ont été observés dans le rang des supporters qui ont même essayé d’attenter à l’intégrité physique des journalistes béninois en leur lançant des projectiles qui, malheureusement, n’ont réussi qu’à briser des vitres du bus les transportant. Ces hooligans surexcités protestaient contre le traitement qui leur fait par des escrocs, qui se sont érigés en meneurs de groupes de supporters avec la complicité de certains cadres du ministère. La commission paritaire venait de passer à côté de la gestion des supporters. Le 07 juin 2009, d’autres cas de mauvaise organisation ont été observés ça et là, lors du match contre le Soudan au stade de l’Amitié. La portion de la tribune latérale réservée à la presse, a été prise d’assaut par des spectateurs. Les journalistes ont dû grouiller pour suivre la rencontre. Certains ont été obligés de s’installer sous les gradins pour faire le reportage. En fait, il y avait eu plus de billets vendus que de places disponibles à la tribune officielle et aux tribunes latérales. La préparation du match Mali-Bénin a été l’occasion au cours de laquelle s’est vérifié le laxisme qui règne au sein de la commission. Les Ecureuils devraient en principe faire leur dernière séance d’entraînement en début de soirée afin de se mettre dans les conditions du match de Bamako qui a été programmé en nocturne. Finalement, la séance d’entraînement a eu lieu à 17h parce que les 300 000 F Cfa qui devraient être payés à l’Office de gestion du stade n’ont pas été décaissés. En outre, les internationaux béninois, pendant deux heures d’horloge, ont été empêchés d’avoir accès à leurs chambres. Le gérant du Bénin Marina Hôtel informé de ce qu’il lui serait difficile de recouvrer la deuxième partie du montant de ses prestations après le départ des Ecureuils pour Bamako, a décidé de les séquestrer. Le ministre a dû débarquer avec ses collaborateurs pour décanter la situation. La version officielle de la mésaventure servie à la l’opinion évoque une panne informatique qui a désorganisé le système et coincé les serrures des chambres. Une version qui ne tient pas puisqu’au jour du départ des Ecureuils, les serrures de leurs chambres ont été encore désactivées sous prétexte que les chambres se libèrent traditionnellement à 16h. A cet imbroglio, il faut ajouter la confusion relative aux passeports dissimulés et au passeport de service qui n’a pas été établi à Félicien Singbo. Les Ecureuils ont donc payé les frais de la mauvaise coordination de la commission paritaire présidée par Clément Dègbo. On n’a jamais su qui devrait faire quoi et quand. Les responsables de la FBF ont donc profité de ses failles pour atteindre leurs objectifs. Le ministre Etienne Kossi qui a flairé le danger était au four et au moulin mais il était à chaque fois en retard de quelques minutes sur « ses adversaires ». Après son coup de gueule justifiée vis-à-vis de la FBF, Etienne Kossi doit à présent se tourner vers son Directeur de cabinet.

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