L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Initié par le bureau sous-régional du Wildaf, un atelier de formation des femmes para juristes s’est ouvert, hier, au Centre Béninois pour le Développement des Initiatives à la Base (Cebediba). L’objectif est d’échanger avec ces femmes sur la manière d’utiliser la loi comme outil de l’autonomisation des femmes rurales.
Par : Barnabé HOUNKANRIN
« Utiliser la loi comme outil pour l’autonomisation des femmes rurales en Afrique de l’Ouest ». C’est le thème du projet qui a réuni depuis hier au Cebediba à Bohicon, les femmes parajuristes du Bénin. C’est une initiative de Wildaf sous-régional en liaison avec le bureau du Bénin dans l’optique de l’atteinte du troisième objectif du millénaire pour le développement. Le présent atelier vise à former en tout cinquante femmes choisies dans les organisations paysannes des départements de l’Atlantique, de l’Ouémé-Plateau et du Zou. Elles seront entretenues sur les notions telles que le genre, le cadre juridique et institutionnel du droit de la femme à la terre, les violences faites aux femmes, les techniques d’animation, de lobbying et de plaidoyer, les recours en matière de violation des droits de la femme. Ce faisant, l’atelier favorisera leur émancipation et leur participation aux prises de décision au sein des communautés et dans les coordinations d’organisations paysannes dont elles sont membres. « Initié un tel projet dont l’ambition est de renforcer les efforts du gouvernement et des communes dans le domaine de la promotion des femmes, notamment celle des plus vulnérables qui sont en milieu rural et qui exercent en majorité des activités agricoles est louable » a souligné le représentant du préfet du Zou-Collines. Mme Scholastique Assogba, qui représentait pour la circonstance la présidente du Wildaf-Bénin, Mme Geneviève Boco Nadjo, a indiqué que « ce projet a pour objectif global de permettre aux femmes membres des coordinations d’organisations paysannes des milieux ruraux de 5 pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, de connaître leurs droits, de les revendiquer afin d’en jouir au même titre que les hommes dans leur vie familiale, communautaire et professionnelle, et de les faire appliquer au profit des femmes de leurs milieux respectifs dans le règlement des conflits familiaux ». C’est un projet qui revêt une grande importance, car il intervient dans le contexte d’une Afrique occidentale qui reste marquée par des inégalités fortes entre hommes et femmes dans les rapports familiaux, notamment en matière de violence et d’héritage, dans le domaine de l’accès aux ressources et opportunités économiques, et dans le domaine politique, et ambitionne de réduire sensiblement ces inégalités et de permettre aux femmes de s’épanouir dans leurs activités et dans leurs foyers.