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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Réouverture de la carrière de Ouidah:Ultimatum à Sévérin Adjovi


L’ultimatum fixé par le gouvernement au maire de la commune de Ouidah pour lever les barrières qu’il a érigées en bloquant l’accès à la carrière de sable de Tovè prend fin ce jour. Si l’autorité communale s’exécute, la réouverture est attendue dans les heures qui suivent. Pour autant, redoutant la résistance de Sévérin Adjovi, le pouvoir central a prévenu les directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie, a-t-on appris de sources dignes de foi.

 

Le maire de la commune de Ouidah restera-t-il ferme dans sa logique d’affrontement avec le pouvoir central au sujet de la carrière de Tovè ? Si ce n’est pas encore le cas, c’est tout comme. Mais ce jour devra davantage situer les différentes institutions à savoir le gouvernement, la mairie de Cotonou et l’Union européenne qui suivent avec une attention particulière ce dossier. Depuis que le maire de la cité religieuse de Ouidah Sévérin Adjovi a mis un embargo sur l’exploitation du sable continental dans ladite carrière, elles n’ont cessé de multiplier les démarches à son endroit pour débloquer la situation qui a du coup entraîné le blocage des travaux de construction du bassin XX d’Agla dans le 13ème arrondissement de la capitale économique du pays. Mais jusque-là les négociations n’ont pas prospéré. Elles étaient même au point mort parce que le maire de Ouidah n’a pas daigné accorder la moindre attention à ce dossier. Les nombreux appels téléphoniques de son homologue de Cotonou Nicéphore Soglo sont restés sans suite. L’Union européenne n’est pas du reste de même que le gouvernement. Cela fait pratiquement deux semaines qu’un dialogue de sourd s’est installé. Le maire de Ouidah n’ayant pas voulu se raviser. Pendant ce temps, les tranchées ouvertes pour l’évacuation des eaux cèdent sous la pression des pluies diluviennes. Pour les populations d’Agla, l’arrêt brusque des travaux est lié à des soucis de décaissement de fonds. Or le financement est complètement bouclé avant que le chef de l’Etat ne lance les travaux le 29 janvier 2009. Le bassin XX d’ Agla est un important ouvrage d’assainissement de plus de 11 milliards Fcfa financé en grande partie par l’Union européenne au profit des populations constamment sinistrées en saison pluvieuse. La société Satom, en charge de l’exécution des travaux ayant été autorisée par le ministère des mines et même les autorités communales, à s’approvisionner à Ouidah en sable continental pour fermer les marécages, a entrepris les travaux d’aménagement de la piste d’accès à la carrière de Tovè. Un arrêté interministériel remis par les ministères des mines et de l’environnement lui a été délivré en guise d’autorisation du pouvoir central pour exploiter la carrière de Ouidah. Ce qui a commencé depuis plusieurs semaines quand, subitement, le maire Sévérin Adjovi décide de fermer le site à la fin du mois de mai 2009. Il argue que l’activité constitue une menace grave pour l’environnement de son territoire. Le maire de Ouidah aurait estimé qu’un arrêté fut-il interministériel ne saurait remettre en cause son autorité. C’est là le début d’un bras de fer dans lequel l’autorité communale n’a pas baissé pavillon. Pas de concession, ni d’attitudes conciliante. Pour combien de temps encore ? C’est justement pour mettre fin à la situation qu’à la suite de la réunion tenue le vendredi 12 juin 2009, à laquelle les différentes parties ont pris part, le gouvernement a adressé un ultimatum au maire de Ouidah pour lui demander de rouvrir au plus tard ce jour mardi 16 juin 2009, la carrière de Tovè. Cette dernière décision du pouvoir central était-elle nécessaire pour trouver une issue ? De toute façon il fallait trouver une solution pour ne pas fâcher davantage l’Union européenne, qui, très heureuse d’avoir financé ce projet a déjà perdu le sourire face à cette malencontreuse situation. La réaction de Sévérin Adjovi est alors attendue. Si le gouvernement a informé les directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie, on se pose la question de savoir ce qui va se passer au cas où le maire de Ouidah va résister.

FN

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