L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les journalistes et animateurs des médias en service dans les départements du Zou et des Collines ont pris part de jeudi à samedi à un séminaire de formation sur la problématique des violences basées sur le genre. Organisé par l’Ong Ligue Life avec le soutien du projet Empower, cette formation vise à mieux les outiller afin qu’ils puissent contribuer à lutter contre ces types de violence.
Par : Francis-Hervé Sanoussi
Au cours de cette formation, les journalistes ont été entretenus sur des sujets aussi divers que le projet Empower, les concepts genre et violence, les stratégies de lutte contre les violences basées sur le genre, la dénonciation et les poursuites contre les auteurs de ces types de violence. Des préalables assurés par les animateurs de l’Ong Ligue Life sous l’impulsion de leur responsable, Mme Antoinette Dadjo et qui auront permis aux professionnels des médias de s’informer amplement sur le rôle et la responsabilité qui sont les leurs de même que les stratégies pour leur implication efficiente dans la lutte contre les violences basées sur le genre. L’une des étapes les plus importantes de cette formation reste le plaidoyer fait vendredi après-midi à l’endroit des autorités politico-administratives de Bohicon et de Zakpota d’une part, et du préfet des départements du Zou et des Collines, d’autre part, afin qu’ils pèsent de leur poids pour la réduction du nombre de cas de violences. Pour le maire Luc Atrokpo, avec l’engagement des journalistes dans ce combat, il y a 99% de chance que les résultats soient bons. Car, selon lui, ce sont les personnes les mieux indiquées pour aider à sensibiliser, informer et éduquer. Aussi, va-t-il dire aux organisateurs sa reconnaissance d’accorder aux professionnels des médias la place qui est la leur dans ce combat. Même son de cloche chez le préfet Armand Maurice Nouatin qui a exhorté les journalistes à travailler davantage pour que les violences basées sur le genre soient éradiquées avant de promettre qu’il rendra compte de la démarche des hommes des médias aux autorités compétentes. Tout comme le maire de Bohicon, il mettra un point d’honneur à relever que le combat contre les violences basées sur le genre est avant tout et surtout un combat de femmes impliquant l’adhésion massive de celles-ci. Le projet Empower, précise-t-on, provient d’une initiative présidentielle. Entièrement financé par le peuple américain, il est piloté par l’Usaid et mis en œuvre par Care International avec le Ministère de la Famille et de la Solidarité nationale, des Ong et réseaux d’Ong.