Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

Conseil économique et social, 4ème mandature : Jeu ouvert pour la succession du Pdt TOUKOUROU (Suspense sur les représentants du Parlement et du Gouvernement)

 

Alors que le gouvernement et l’Assemblée nationale attendent de désigner leurs représentants, la course à la succession de Raphiou Toukourou, président sortant du Conseil économique et social (Ces) a commencé. Tout comme à la Haute cour de justice et bientôt à la Haac, les politiciens de la mouvance et de l’opposition non déclarée travailleraient minutieusement pour le contrôle de cette institution dont la prochaine mandature démarre en juillet 2009. Cependant, les représentants des structures de la société civile ont aussi leurs mots à dire. Le jeu reste alors ouvert et seuls les meilleurs stratèges pourront tirer leur épingle de ce « jeu », quoique difficile.

Par : Serge-David ZOUEME

Les conseillers de la quatrième mandature du Conseil économique et social seront installés en juillet prochain. Les différentes composantes de la société civile ont déjà désigné leurs représentants, au total vingt cinq (25), après parfois moult tergiversations. On se rappelle encore du coup de gueule de Huguette Akplogan de Social Watch. A la faveur d’une sortie médiatique, elle a attiré l’attention de l’opinion sur le mode opératoire de la commission en charge du scrutin. Elle agirait dans l’ombre au grand dam des acteurs de la société civile, a-t-elle dénoncé. Pour l’heure, tout semble rentrer dans l’ordre avec le sacre de la présidente de Social Watch qui a damé le pion à Jean-Baptiste Elias du Fonac. Si les différentes structures de la société civile ont fini par jouer leur partition en procédant à l’élection sans accroc de leurs représentants, ce n’est pas le cas avec le gouvernement et le Parlement. Ces deux institutions de la République n’ont pu, jusque-là, désigner leurs représentants (3 pour le gouvernement et 2 pour le parlement). Du côté du gouvernement, on évoquerait des raisons d’agenda et de temps, puisque le choix de ces derniers revient à la pure discrétion du chef de l’Etat, le président Thomas Boni Yayi, actuellement préoccupé par la crise latente dans le secteur de la santé. A l’Assemblée nationale, on pourrait assister à des atermoiements de séances, à des guéguerres politiques sur fond d’intérêt politique. Chaque groupe politique voudra, sans nul doute, se faire représenter au sein de la quatrième mandature du Conseil économique et social. Et ce n’est pas encore le plus grave. La grande polémique tournera autour de l’enjeu de la présidence de l’institution. A l’accoutumée, il revient aux formations politiques, du moins aux politiciens de décider de la présidence de bien d’institutions à l’image de la Haute cour de justice, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, et sans nul doute, du Conseil économique et social. On a eu la preuve avec les précédentes mandatures. A l’étape actuelle de la procédure de désignation des représentants, beaucoup pronostiquent en faveur du gouvernement. Et pour cause, il a droit à trois (3) représentants contre deux (2) pour le Parlement. La différence numérique semble déjà avantager le gouvernement. Mais cette analyse est à prendre avec des pincettes puisque les représentants des structures de la société civile ont aussi leurs mots à dire. Elle ne paraît pas convaincante, à en croire certains, quand on sait que les conseillers sont au total trente (30) et que chacun d’eux a son choix à faire pour la présidence du Ces. Au regard des schémas qui se profilent à l’horizon, la présidence pourrait revenir à l’aile politique qui parviendra à convaincre les représentants de la société civile. D’ailleurs, ils sont majoritaires. On pourrait aussi assister à une présidence du Ces aux couleurs de la société civile. C’est dire que le jeu sur fond de tractations politiques reste ouvert et nul ne peut prédire le bord politique du prochain président du Conseil économique et social même si les pronostics semblent avantager le gouvernement.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article