L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Le dossier Padme refait surface. A l’interpellation des députés de l’opposition, le gouvernement s’expliquera, demain jeudi, sur le limogeage controversé de l’ex-Dg du Padme, René Azocli, et du président du Conseil d’administration, Raymond Fafoumi. Un limogeage qui a été condamné par la Cour constitutionnelle dans l’une de ses décisions.
Par : Serge-David ZOUEME
Au nombre des sujets inscrits à l’ordre du jour de la plénière de demain, figure en bonne position l’interpellation du gouvernement au sujet du dossier Padme. On se souvient qu’au temps fort de la crise, la Cour constitutionnelle, saisie dans le dossier, a rendu sa décision. A la lecture de ladite décision, le gouvernement serait dans l’illégalité en faisant l’option de limoger de leurs postes l’ex-Dg du Padme, René Azocli, et le président du Conseil d’administration, Raymond Fafoumi. Sans contraindre le gouvernement à les rétablir, la Cour constitutionnelle a tranché le dossier au profit des deux (2) responsables. Plus tard, ledit dossier a connu d’autres rebondissements avec les verdicts de la Cour d’appel et de la Cour de cassation. Les honorables députés, à travers cette interpellation, exigent du gouvernement des explications sur son refus à rétablir, aussitôt après la décision de la Cour constitutionnelle, René Azocli et Raymond Fafoumi dans leur droit. En lui et place du chef de l’Etat, on annonce la présence du ministre de la justice et porte-parole du gouvernement, Victor Topanou, à l’hémicycle. On pourrait assister à des débats houleux.