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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Après leur désignation à la Haute cour de justice : L’opposition veut la peau des députés Vlavonou et Agoua (Elle exige leur démission sans délai)

Remous latents au sein de la faction dite de l’opposition non déclarée. A la faveur d’une réunion extraordinaire tenue, hier mardi, dans le bureau du premier questeur de l’Assemblée nationale en marge de la plénière, certains députés de l’intergroupe G4, G13 et Force Clé ont mis en cause les conditions dans lesquelles leurs collègues Louis Vlavonou et Edmond Agoua ont été désignés pour siéger à la Haute cour de justice. Par une lettre ouverte à eux adressée, l’opposition exige leur démission sans délai de la Hcj.

Par : Serge-David ZOUEME

Quel tort ont commis les députés Louis Vlavonou et Edmond Agoua pour être la risée de leurs collègues de l’opposition ? On leur reproche d’avoir agi contrairement à la position initialement définie par l’intergroupe. En effet, depuis peu, la guéguerre politique entre les députés Fcbe et leurs collègues de la faction dite de l’opposition non déclarée est manifeste au sujet de la clé de répartition des sièges au sein de la Haute cour de justice et dans les parlements régionaux. A l’entame de la crise feutrée alors que le processus de la désignation des représentants du parlement dans ces instances semble être engagé, les députés de l’intergroupe ont vertement saisi la Cour constitutionnelle pour une meilleure définition des concepts « majorité » et « minorité ». Puisqu’il s’agit du motif de l’heure étant à l’origine de la polémique. Contrairement à la clé de répartition énoncée par le président de l’institution parlementaire, Mathurin Coffi Nago, les honorables députés du G4, du G13 et de Force Clé qui étaient majoritaires à l’époque, ont souhaité faire la différence en exigeant un nombre important de sièges que ce qui leur est concédé. Les tergiversations et tractations politiques qui, par le passé, ont quasi bloqué les travaux à l’hémicycle n’ont pu dénouer en temps record la controverse. C’était presque l’impasse à l’Assemblée nationale. Et enfin la délibération avec la décision de la Cour constitutionnelle qui a débouté les « G » et « F ». Mais très tôt, loin de dénouer la crise, la décision des sages a vicié la situation. Les plénières se reportent selon le bon vouloir des députés de l’opposition et même parfois de la mouvance présidentielle. Comme semblant de dégel, les députés Fcbe ont, à la différence de leurs collègues de l’opposition, désigné leurs représentants à la Haute cour de justice et puis après dans les parlements régionaux. Au tour de l’opposition de faire pareil sur instruction de la Cour constitutionnelle qui a imposé un ultimatum, seuls les députés de la Renaissance du Bénin et quelques-uns de leurs alliés de l’intergroupe ont répondu présents à l’hémicycle. C’est ainsi que les députés Louis Vlavonou, Edmond Agoua, feu Paulin Tomanaga et consorts ont été choisi pour siéger au sein de l’institution. Et voilà que des mois après, on fait aux députés Louis Vlavonou et Edmond Agoua le procès d’avoir été désigné sans le consentement des leurs. Les députés G et F pointent du doigt les conditions dans lesquelles ils ont été élus.

L’opposition veut la peau des députés Vlavonou et Agoua

Il s’agit, sans nul doute, d’un faux procès. Au lieu de se victimiser à la face de l’opinion en pointant du doigt les députés Louis Vlavonou et Edmond Agoua, l’intergroupe G4, G13 et Force Clé ferait mieux de se montrer plus responsable en leur décernant un satisfécit. Certes, il y a la discipline du groupe mais dans le cas échéant, les deux députés épinglés ont eu le mérite d’éviter, pour une énième fois, l’impasse à l’Assemblée nationale. Alors que leurs collègues tentent de bloquer les travaux à l’hémicycle en se réfugiant sous le couvert de la majorité et de la minorité, ils ont fait œuvre utile en répondant favorablement à l’ultimatum posé par la Cour constitutionnelle, et partant procéder en partie à la désignation des représentants de l’opposition non déclarée à la Haute cour de justice. Loin s’en faut, ils vouent encore un respect honorable à l’institution parlementaire.

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