L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Vendredi dernier, les familles Sozèhouè et Emandjro étaient à la morgue du Cnhu pour récupérer la dépouille mortelle de feue Jeanne Sozèhouè épouse Emandjro, âgée de 67 ans, et mère d’un prêtre catholique, Emandjro Léandre Patrice. Toutes les dispositions pratiques étaient déjà prises pour conduire le corps jusqu’à sa dernière demeure. Mais une fois à la morgue, la disparition du corps de feue Jeanne Sozèhouè épouse Emandjro a été constatée.
Les recherches n’ont rien donné ce vendredi. Samedi matin, 3 évêques et 14 prêtes attendaient le corps dans l’église catholique de Chikpé, à 25 km environ de Azovè, dans le Couffo, pour dire une messe corps présent mais en vain. La messe a été dite sans le corps. A Cotonou, les parents de la défunte sont décidés à décrypter ce mystère. Les enquêtes ont révélé que le corps de feu Jeanne Sozèhouè épouse Emandjro é été déjà récupéré une semaine plus tôt, et enterré au cimetière de Somè, dans la commune d’Abomey-Calavi. Les tractations en glissières ont démarré. Les parents qui se sont trompés de corps ont été appelés. En principe, du moment où le corps est déjà enterré, il faut obligatoirement une décision du procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou avant qu’il ne soit déterré. Mais avec le soutien de certaines autorités politico-administratives locales, les familles Sozèhouè et Emandjro ont réussi à retirer leur corps tard dans la nuit de ce samedi, sous l’œil vigilant de la voirie. Et pour y arriver, la tombe a été brisée. Mystère ou simple confusion ?
Léonce HOUNGBADJI