L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Dans la perspective du renouvellement prochain du Comité exécutif de la Fbf, Moucharafou Anjorin et Bruno Didavi qui sont en désaccord, se livrent à distance, une lutte sans merci. Craignant qu’une éventuelle victoire des Ecureuils ne fasse les affaires de l’un ou de l’autre des deux challengers, chacun d’eux pourrait travailler à affaiblir les positions de la sélection nationale.
Par : Sosthène SEFLIMI
Dans un pays où le ministère des sports réserve 20 millions au volet « préparation psychologique » pour ne pas évoquer nommément « primes des gris-grisseurs », il va de soi que l’opinion publique est en droit de craindre que l’un ou l’autre des candidats au perchoir de la Fbf emploie des méthodes irrationnelles mais bien nuisibles pour empêcher le team national de vaincre les Aigles du Désert le 07 juin prochain au Stade de l’Amitié de Kouhounou. Le ministre des sports, en homme prévoyant, a rencontré la semaine dernière, les deux hommes à son cabinet afin de solliciter leur franche collaboration. Mais si tous deux ont promis œuvrer dans le sens de la victoire des Ecureuils, un dernier incident intervenu lorsqu’ils prenaient congé du ministre, a fini par convaincre ce dernier de ce que l’un d’eux ne joue pas franc jeu. Alors qu’Etienne Kossi, comme pour amuser la galerie s’est mis à faire les éloges du premier, le second effarouché n’a pu s’empêcher de déclarer au ministre qu’il est de ceux qui accordent une trop grande importance à son challenger et qui lui font prendre la grosse tête. Etienne Kossi qui tombait des nues n’a su quoi répondre. Les antagonismes entre les candidats au poste de président de la fédération béninoise de football pourraient donc être préjudiciables au succès des Ecureuils.