L’importation des croupions de dindon, encore appelés « Adokoungbinou » en langue fon est interdite au Bénin par la législation. Et pourtant cette viande de provenance douteuse a envahi tous les marchés au vu et au su des autorités gouvernementales.
Par : Matini MARCOS
Les textes en vigueur interdisent l’importation des croupions de dindon. La provenance de cette viande blanche que les Béninois affectionnent est douteuse. Manger la viande de dindon ne comporte aucun risque quand les mesures d’hygiène sont prises à la cuission, mais, personne n’est arrivé à préciser leur provenance réelle. Ce qui avait amené le gouvernement d’alors à interdire son importation. En dépit de cette interdiction, les croupions de dindon ont envahi tous les marchés et se vendent dans tous les coins de rue, sans que les autorités gouvernementales ne lèvent le petit doigt. Au niveau des frontières, aucun contrôle ne se fait sur l’entrée de cette viande douteuse sur le marché béninois Un laxisme inexplicable est constaté à ce niveau dans l’application des textes. Paradoxalement, la plupart des Béninois affectionnnent les croupions de dindon. Les consommateurs sont légion et vantent même les mérites de cette viande. Par ailleurs, les croupions de dindon vendus sur les étalages au bord des routes ne sont pas protégés de la poussière des gaz d’échapement. Une viande de provenance douteuse est déjà dangereuse pour la consommation. Ajouté à cet aspect, le dépôt des particules toxiques en provenance du gaz d’échappement multiplie les risques d’intoxication. Les maux de ventre et autres intoxications alimentaires peuvent avoir leurs causes dans la consommation des croupions de dindon. Face au laxisme des pouvoirs publics pour faire respecter l’interdiction de l’importation des croupions de dindon, les populations doivent être vigilantes en évitant de consommer cette viande de provenance douteuse. Dans le cas contraire, elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles mêmes en cas d’intoxication alimentaire.