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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Les opposants dans les rues hier : Simple balade (Il s’agit d’une marche test)



Annoncée à grands renforts médiatiques, la fameuse marche des militants de l’Union fait la Nation a effectivement eu lieu hier. Ils ont battu les pavés pour dénoncer ce qu’ils appellent « l’indifférence du gouvernement face aux préoccupations des agents du secteur de la santé ». Mais au-delà de ce show médiatique, on comprend aisément que l’objectif des G et F est de diaboliser à nouveau le régime du Dr Boni Yayi. Mais sans grande surprise, Houngbédji, Idji, Soglo, Amoussou, Sèhouéto et consorts se sont plutôt ridiculisés et discrédités. 

Les problèmes du secteur de la santé ne datent pas d’aujourd’hui. La mauvaise gestion du personnel de même que leur traitement salarial ne sont pas des faits nouveaux. La « pourriture » à laquelle les opposants font allusion a commencé il y a plus de 10 ans. Et paradoxalement, il se fait que ce sont ceux qui ont créé cette situation de « pourriture » qui dénoncent aujourd’hui le gouvernement en place. La belle preuve, au moment où Antoine Idji Kolawolé était aux affaires au parlement, les deux grands syndicats du Cnhu ont demandé à le rencontrer afin de lui exposer leurs préoccupations. Mais en vain. Or, la « pourriture » était déjà à son sommet. Pourquoi veut-on parler aujourd’hui du non équipement des hôpitaux alors que le projet Hia (Hôpital d’instruction des armées) initié en leur temps n’a jamais connu un aboutissement heureux ? Les sous affectés à ce projet auraient même été dilapidés. Qu’a pu faire Bruno Amoussou à la tête de la coordination de l’action gouvernementale sous Kérékou pour régler les problèmes des travailleurs? Un adage populaire dit que lorsqu’on n’a rien de concret à dire on se tait.

L’opposition est de mauvaise foi lorsqu’elle s’en prend au gouvernement qui, malgré les effets de la crise économique, financière et alimentaire, ne cesse de faire des efforts considérables pour mettre les travailleurs dans les meilleures conditions de vie. Il ne faut pas que des politiciens au soir de leur vie monnaient la misère matérielle du peuple pour faire un chantage à l’exécutif. C’est une manière de se moquer du personnel de la santé. Si c’est pour tromper leur vigilance, Houngbédji, Bako, Saley et leur bande doivent savoir qu’ils sont très loin des objectifs de 2011. Tout le monde sait par quelle alchimie ils sont arrivés à mobiliser les marcheurs professionnels d’hier. Des bonnes dames d’Akpakpa ont reconnu avoir été approchées pour aider à gonfler le nombre de manifestants. Le taux de participants devrait être plus intéressant. C’est ridicule de constater que ni les Soglo et leurs alliés n’ont pas réussi à ratisser large autour de leur initiative dont le seul objectif est de montrer à la communauté international que des citoyens meurent en silence au Bénin. De toutes les façons, le peuple n’est pas dupe.

Léonce HOUNGBADJI

Marche test
On convient aisément que la marche des forces coalisées de l’opposition devenues hostiles au pouvoir Yayi est sans fondement. Quand on sait que les négociations avec les syndicats représentatifs des agents paramédicaux en grève se poursuivent avec le gouvernement et mieux, qu’elles ont évolué au point où ce dernier a accepté de commencer le paiement des primes en question, la bande des politiciens de l’opposition n’avait pas de raison valable de descendre dans les rues. Surtout pas quand on sait que pendant qu’ils en ont eu les moyens, ils n’ont jamais songé à faire mieux que ce que fait le gouvernement du changement aujourd’hui. Dans le fond, la marche d’hier a un autre objet. Elle allait permettre aux leaders politiques de l’opposition de mettre à l’épreuve leur électorat. Elle a eu le mérite de drainer pour ces politiciens de nombreux curieux qu’ils ont vite fait de confondre en leur électorat résolument acquis à la cause. En réalité, c’est en filigrane ce que recherchaient ces leaders politiques de l’opposition qui ont descendu dans les rues sous la couverture d’une affaire sociale en faveur des paramédicaux grévistes qu’ils n’ont jamais eu pour les militants de leurs partis politiques respectifs.

La vérité est que ces derniers moments, il ne se passe de jours où ne se manifestent des mouvements de soutiens pour le Président Boni Yayi. Et à cette allure, nos politiciens de l’opposition, gênés d’assister à ce regain de soutiens au Président Yayi, croient perdre la confiance des populations béninoises. C’est donc à juste intérêt qu’ils ont décidé de faire cette marche test pour jauger le degré de leur popularité dans le quotidien des Béninois. Si chacun de ces leaders politiques devra se factoriser la masse qui les a suivis hier, il se rendra à l’évidence qu’il a encore du chemin à faire, peut-être d’autres marches à faire ultérieurement. Mais que sont devenus nos hommes politiques au Bénin ? Que devient le peu de scrupule politique qui devrait les caractériser ? Inutile de chercher à évoquer un élément de réponse à cette interrogation. Puisque, nos politiciens sur le coup, sont en panne d’inspiration pour se racheter auprès des Béninois qu’ils ont aussi longtemps pris comme des bêtes de somme. Point n’est besoin de montrer que ces politiciens ne se portent pas mutuellement dans leur cœur et donc, que ce test était inopportun.

Chris-Amos AHOLOU

Le social en sort gagnant !
Les agents de santé sont les grands bénéficiaires du bras de fer entre le gouvernement et l’opposition non déclarée. Le paiement des primes revendiquées par le personnel de diverses catégories dans le secteur de la santé est effectif depuis peu. Satisfaction sociale donc, après plusieurs mois de mouvements de grève où des vies humaines ont fait les frais de mauvaises conditions de travail tant réclamées par les paramédicaux. L’opinion publique se demandait, à quand le bout du tunnel pour ces revendications dans le secteur de la santé. Mais, prompte réaction du gouvernement. Conscient qu’il n’y a pas de développement sans une population en bonne santé et qui joue sa partition au quotidienne à l’atteinte des objectifs fixés par les autorités politicoadministratives, le gouvernement a coupé les herbes sous les pieds des G et F en annonçant la reprise du paiement de la prime de motivation aux agents permanents de l’Etat (Ape) et contractuels intervenants dans le secteur de la santé. Mais cette décision n’a pas porté ombrages à la volonté de l’opposition non déclarée de marcher sur le ministère de la santé.

De cette bataille politique, en est sortie la satisfaction des revendications de agents de santé. Quand deux éléphants se battent, se sont les herbes qui en pâtissent dit un adage. Mais dans le cas présent où les deux camps s’affrontent démocratiquement sur le terrain politique, se sont les agents de santé qui sortent gagnants, car cette animation de la vie politique a permis la reprise du payement des primes de motivation.

Joël Yanclo



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M
Je tiens d'abord à vous félicité pour l'effort que vous faites pour animer ce blog mais ce qui saute toute suite à l'oeil est que ce blog est trop yayiste vous devriez vous recentrer un peu pour attirer davantage de lecteurs.<br /> Merci et du courage<br /> Marly
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