L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Réussir là où Boni YAYI a réussi n'est une vérité d'Evangile, encore moins de la scolastique. L'actuel président de la BOAD le saura au lendemain de la, présidentielle de 2011. Car, les contextes ne sont pas les mêmes.
Pas de "un" "sans" deux", dit l'adage. Et Abdoulaye Bio Tchané ne sera pas non plus l'exception qui confirme cette règle. Tout simplement, le contexte politique sociologique ne s'y prête pas.
Pour mémoire
Lorsqu'on questionne l'histoire récente de notre pays, elle nous renseigne que le coup de joker frappé par le président Boni Y A YI est dû à la convergence de plusieurs facteurs socio-politiques que nous tenons ici à rappeler, très sommairement.
D'abord, la candidature du président Boni Y A YI a pris corps dans un contexte de lassitude généralisée. A tort ou à raison, les populations de nos villes et campagnes ont vomi la vieille classe politique dont la gestion n'aura pas convaincu. Malheur à cette classe, elle a franchi le rubicon en cherchant à réviser la constitution pour continuer à gérer. Le ras-le bol était total. La société civile est sortie de ses gonds et la réaction fut à la mesure de la provocation. «Touche pas ma constitution» en était le cri de ralliement
A ce facteur, s'ajoute un autre non moins négligeable. Ce dernier est lié à la personnalité même du candidat. Président de la BOAO. AI' époque, il a fait de sa structure un édifice percutant avec un taux de réussite jamais atteint depuis la création de la banque. Cette réussite, il l'a partagée avec beaucoup de pays de la sous région mais aussi et surtout avec son pays.
Timidement, depuis l'an 2000,]e candidat Boni Y A YI, qui s'ignorait, posait des actes concrets sur le terrain du développement de notre pays et de l'épanouissement des populations soumises à la pauvreté ambiante.
C'est donc une manière de prouver que le président Boni YAYI n'est pas' une génération spontanée. Il y a très longtemps donc qu'i] construisait (inconsciemment peut-être) sa candidature.
On pourrait ajouter à cela un autre facteur sociologie lie à la situation politique du septentrion. En effet, ce septentrion n'a juré que par le seul nom de Mathieu Kérékou au point où elle lui est restée fidèle, même en 199] où i] perdait le pouvoir. C'est un phénomène incompréhensible. Ainsi avec le départ de KEREKOU, le Nord était à la recherche d'un autre tartempion. A l'époque, le seul candidat encore crédible et qui a l'avantage d'être un homme nouveau est le président Boni YAY!. Le Nord l'a choisi en conséquence de cause. Et nous parions que personne ne peut, aujourd'hui menacer son aura au Nord, fut-il Abdoulaye Bio Tchané!
Le contexte actuel
C'est un secret de Polichinelle que de dire que le contexte d'alors n'est pas le même aujourd'hui. Mais alors, c'est deux choses pas du tout comparables! Actuellement, en effet, il n'y a ni crise politique, ni crise psychologique, sauf une campagne d'intoxication que mène l'opposition non encore déclarée pour soumettre le gouvernement à l'irritation populaire.
Il reste tout à fait clair qu'aucune nouvelle candidature ne fera tilt, n'aura raison de prospérer. Ce sera une candidature vouée, avant échéance, à l'échec.
Le président Boni YAYI a déjà cadenassé la zone.
La réalité est que l'actuel président de la BOAD s'est laissée endormir par les vendeurs et revendeurs d'illusions qui sont venus le convaincre d'une situation de crise qui n'existe que dans l'esprit des apatrfdes. Bio Tchané a mordu à l'appât d'un chèque sans provision puisqu'il met son espoir sur des politiciens incapables de faire l'unanimité au sein des populations.
Jean Alligbonon