L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Cécil Ahouélété ADJEVI
Le parlement béninois a pris activement part à la 17è Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) qui s’est tenue à Dakar, Sénégal du 18 au 20 Mai 2009. A cette occasion, le président de l’Assemblée Nationale du Bénin, le professeur Mathurin Coffi Nago a été élu Vice-président de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF). C’était à l’unanimité de toutes les délégations venues des Assemblées Nationales des vingt pays de l’Afrique francophone. Le parlement béninois à travers son président, le professeur Mathurin Coffi Nago occupe désormais le poste de la vice-présidence de l’APF. C’est l’une des grandes décisions de la 17è Assemblée régionale Afrique qu’a abritée la capitale sénégalaise.
Conduite par son président, la délégation du parlement béninois composée des députés Louis Vlavonou, Amadou Taïo Janvier Yahouédéhou, Ahlonsou Amoudatou et Affo Djobo Amissétou, a pris une part active aux travaux de la rencontre de Dakar.
La 17è Assemblée régionale Afrique est une prélude à l’Assemblée générale de l’APF qui se tiendra à Paris en Juillet prochain et qui se penchera sur entre autres dossiers, la crise financière internationale et son impact sur le développement. C’est donc pour permettre aux parlements africains de la région francophone d’harmoniser leur point de vue sur la question afin de bien défendre une même opinion à Paris, que la rencontre de Dakar avait à l’ordre du jour des thèmes relatifs à la crise financière, le foncier, la situation politique et sociale du Continent. « Nous sommes ici, à Dakar, pour deux jours de travaux qui nous amèneront à nous pencher, entre autres : sur la situation politique et sociale du continent, les enjeux du titre foncier et l’apport du notaire dans ce processus et sur la crise financière, le développement et la lutte contre la pauvreté en Afrique », précise M. Mamadou Seck, président de l’Assemblée nationale du Sénégal.
Pour le président Seck, les parlementaires Africains et à travers leurs différentes Assemblée doivent demeurer, non seulement les instances privilégiées de légitimation des politiques, mais également des plates-formes crédibles de proposition, de veille sociale et politique ainsi que de médiation. « C’est pourquoi, nous devons rester attentifs aux préoccupations de tous les segments importants de nos pays respectifs », a-t-il souligné. Pour le président Nago du Bénin, la crise financière aura certainement des impacts sur le développement en Afrique. Mais elle doit être plutôt considérée comme une opportunité pour les pays africains qui doivent s’en saisir et repenser leur développement. Pour permettre à l’Afrique de faire face efficacement à cette crise, il faut développer une politique intégrationniste surtout au niveau de l’Afrique francophone, a expliqué le président Coffi Nago reprenant son collègue du Sénégal.
Ainsi, dans une dynamique d’union, la rencontre de Dakar a balisé le chemin de Paris pour ses participants qui savent désormais mieux ce qu’il faudra défendre dans l’intérêt des populations. Il faut signaler qu’en marge des travaux, le président Nago a eu des tête-à- tête avec plusieurs personnalités et rencontré la communauté des Béninois résidant au Sénégal.