L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le préfet Nouatin accuse les conseillers Force Clé
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Le préfet des départements du Zou et des Collines, Armand Maurice Nouatin, a livré vendredi sa version de la situation ayant conduit à la suspension du processus d’élection du maire de Covè. C’est à l’occasion d’une déclaration faite à la presse à Abomey. Il apparaît, au regard des explications fournies, que les conseillers Force Clé portent l’entière responsabilité de la situation ayant obligé le préfet à reporter ces élections.
Par : Francis-Hervé Sanoussi
A en croire le préfet Nouatin, c’est le refus d’un des membres du bureau d’âge de se soumettre au principe de clairvoyance qui a fait capoter le processus de mise en place de l’exécutif local de la commune de Covè. En effet, a-t-il expliqué, chargé de lire les bulletins sur lesquels ont voté chacun des onze membres de ce conseil communal, celui-ci s’est opposé au désir du président de la séance de faire des vérifications à partir des bulletins déjà exhibés. Cette situation a provoqué un remue-ménage au terme duquel, prétextant du manque de transparence, le président du bureau d’âge a refusé de valider le vote et quitté les lieux en compagnie d’un autre conseiller, en l’occurrence François Lègba. Au même moment, a raconté Armand Maurice Nouatin, des gens armés de gourdins et de coupe-coupe ont pu tromper la vigilance des forces de l’ordre et ont fait irruption dans les environs immédiats de la salle où se tenaient ces élections. Sur ces entrefaites, a-t-il poursuivi, constatant l’impossibilité de poursuivre les opérations il a suspendu le processus par souci de ne pas être comptable du désordre. En aucun cas, a-t-il indiqué, ce vote n’est validé. En effet, avant ces événements, le conseiller Clément Allokpon avait recueilli, pour le poste de maire, six voix contre cinq pour son challenger Gaston Goundjo. Pour le poste de premier adjoint, Borgias Allitonou avait déjà recueilli huit voix. Pour le préfet Nouatin, il sera question de programmer de nouvelles élections lorsque le calme sera revenu. Le 18 mars dernier, la Cour Suprême avait rendu un arrêt par lequel elle invalidait l’élection des conseillers Grégoire Bidouzo et Léon Gandjo Lègba élus dans les arrondissements de Soli et Houin-Hounso. Par conséquent, l’élection du maire Gaston Goundjo, celle des 1er, 2ème adjoint et des chefs d’arrondissements devrait être reprise.