Les étudiants manifestent leur mécontentement
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L’Ecole polytechnique de l’Université d’Abomey-Calavi connaitra d’ici à là des réformes structurelles. Il s’agit de la délocalisation de certaines filières, ce que les étudiants n’approuvent pas et l’ont manifesté le mercredi 20 mai dernier.
Par : Matini MARCOS
Les réformes relatives à la délocalisation de certaines filières à l’Ecole polytèchnique de l’Université d’Abomey-Calavi envisagées par les responsables de l’école sont désapprouvées par les étudiants qui ont manifesté leur colère le mercredi 20 mai dernier dans l’enceinte de l’Ecole. La tête ceinte d’une bande rouge, les étudiants ont fait un sit-in dans la journée et à cette occasion ont refusé ces réformes qui en rien ne les avantagent. Le responsable du bureau exécutif des étudiants de l’EPAC, Mélon Lokossou, dans les motifs de mécontentement, n’a déclaré que la délocalisation de la section industrielle, de la filière Santé animale, de la formation des ingénieurs à l’Université de Parakou et à l’Ecole de Lokossa. Ces récriminations des étudiants à l’égard des réformes envisagées à l’Epac sont diversement appréciées. Le Directeur adjoint de l’Epac, Médénou Daton qui a reçu la déclaration des étudiants, a rassuré qu’un compte rendu fidèle sera fait au Directeur de l’Epac. Par ailleurs, après le sit-in des étudiants, il est fort probable que les responsables de l’Ecole polytechnique de l’Université d’Abomey-Calavi aient une séance d’explication avec le bureau exécutif des étudiants pour réduire les incompréhensions. Toutefois, il faut reconnaître que des réformes similaires sont en cours à l’Université d’Abomey-Calavi. C’est ainsi qu’il existe aussi bien sur le campus d’Abomey-Calavi et l’école universitaire de Porto-Novo des filières comme celles de géographie et d’anglais. Un avantage pour les étudiants résidents à Porto-Novo et environs. Idem à l’Université de Parakou où il existe les mêmes filières qu’à l’Université d’Abomey-Calavi. Ce qui réduit considérablement les dépenses pour les parents. En effet, avant la création de l’Université de Parakou, les candidats de Parakou, de Sinendé et de Malanville admis au Baccalauréat et désireux de poursuivre les études universitaires étaient obligés de parcourir 500 km et plus pour se rendre à l’Université d’Abomey-Calavi, de trouver une maison de location sans compter d’autres dépenses exécutées pour l’alimentation. C’est dire que la politique de délocalisation des filières a ses avantages. L’mportant est que les autorités et les étudiants se retrouvent dans un cadre de concertation pour harmoniser les points de vue avant l’exécution des réformes.