L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Qui l’eut cru ? Qui aurait pu penser que le groupe d’intérêts politiques que constituait le G13 avait déjà, en peu de temps de gestion interne, des problèmes d’ordre financier ? A priori, il était difficile de concevoir que les choses allaient si mal au sein du groupe. Il a fallu la démission de l’Honorable Rachidi Gbadamassi pour se rendre compte que ce groupe avait une vraie face qu’on ne lui connaissait pas. La démission de Rachidi Gbadamassi a donc permis de voir le G13 sous un autre angle avec une étiquette qu’on ne pouvait lui coller aussi immédiatement auparavant. Quand on fait un feed back pour analyser un tant soit peu les nombreuses déclarations de certains membres du G13, on ne s’en revient pas. Ce sont les mêmes qui ont traité le pouvoir en place de tous les noms en le vilipendant et en l’accusant de mauvaise gestion des fonds de l’Etat. C’est surtout les fonds de l’escorte qui avait été au centre de grands débats. Mais c’était sans savoir que le groupe qui avait la langue déliée pour dénoncer et critiquer sans état d’âme, était lui-même enclin à des pratiques peu orthodoxes en matière de gestion au point où certains en sont arrivés à jeter l’éponge. Si tant est que c’est sur cette base erronée et peu honnête que fonctionne le G13, on doit encore s’attendre à la cassure de ce groupe puisque les quelques intellectuels francs qui y sont vont comprendre qu’ils filent du mauvais coton et qu’ils trichent avec leur conscience. Puisqu’en réalité, les questions d’argent et d’intérêts ne peuvent pas spécifiquement sous-tendre le fonctionnement d’un groupe politique. A en croire l’honorable Rachidi Gbadamassi, d’autres comportements suspects qui ternissent l’image même du G13 ont encore cours. C’est donc certain que ceux dont l’honneur et la dignité ont de la valeur et qui continuent de militer au sein de ce regroupement, ne devraient pas tarder à lâcher ce conglomérat de forces constituées de gens de peu de conviction. Sinon, on ne peut continuer à militer farouchement pour tout le groupe alors que certains profitent en sourdine des intérêts éventuels que rapporte la lutte.
L’autre aspect de la chose qui prouve que c’est un véritable marché de dupe que constitue le G4, c’est le fait que ce groupe accepte de recevoir des enveloppes financières d’un quelconque homme politique avant que la gestion de ces fonds ne pose problème. Il est clair que les responsables du groupe sont à la solde d’hommes politiques qui tirent les ficelles dans l’ombre. La base a été donc faussée et le masque n’est tombé qu’avec le départ de Rachidi Gbadamassi. Or, nombre de Béninois croyaient en cette force que constituait le G13. Il est apparu aux yeux de tous que le fait de confier la gestion du pays à des politiciens de cet acabit serait une manière de leur donner l’occasion de mal gérer les fonds publics. Pour prouver leur innocence dans cette affaire de sous qui ternit l’image du G13, certains responsables doivent sortir de leur mutisme. Autrement, le peuple leur fera, à tort ou à raison, un procès.