L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le 18 avril dernier, naissaient à Manigri, une localité de la Commune de Bassila des triplets d’une ménagère et d’un cultivateur. Face aux revenus squelettiques des parents des nouveaux- nés, tous des garçons, un appel à l’aide a été lancée.
Par : Matini MARCOS
La naissance d’un triplet de garçons, dont deux nés dans le même placenta et un dans un autre, est une occasion pour que les Organisations non gouvernementales (ONG) qui pullulent dans le pays et qui disent s’occuper de la famille, de l’enfance, de la pauvreté puissent se manifester. Mais hélas, elles ne se bousculent pas à la porte des triplets. Et on se demande en réalité leur utilité et pourtant, celles-ci continuent de bénéficier des financements de leurs donateurs. Près d’un mois déjà que les trois garçons sont venus au monde et rien de la part de ces ONG, mis à part quelques proches de la famille qui ont déboursé quelques centimes. Même le Ministère de la Famille, de la mère et de l’enfant, qui par le biais de son service décentralisé, devrait réagir au quart de tour continue de traîner les pas. Face à ce mutisme, on s’interroge sur l’inactivité de l’ong Vidolé de l’honorable Rosine Vieyra Soglo, alors que les populations sont habituées à sa promptitude à aller au chevet des triplets et des quadruplets. La générosité des uns et la promptitude des ONG ont fait jusqu’ici défaut. Certainement que l’association de Mme Chantal de Souza Yayi, l’épouse du Président de la République, connue pour sa générosité, se fera annoncer au chevet des triplets incessament.