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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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25ème Championnat d’Afrique des Vainqueurs de Coupe1ère Demi-finale

(Dames)

 

: Rombo a plié devant Petro

La première demi-finale de la compétition féminine du 25ème Championnat d’Afrique des Vainqueurs de Coupe a été une rencontre à sens unique. Les professionnelles de Petro ont eu facilement raison des amateurs de Rombo. Les Angolaises, grandes favorites de la compétition se sont naturellement qualifiées pour une énième finale.

Par : Sosthène SEFLIMI

Rombo, au fil des années, s’est totalement vidé de ses meilleurs éléments partis en Europe monnayer leurs talents. La formation ivoirienne n’a donc plus sa fière allure d’il y a quelques années. Conscientes de leur niveau, les « filles » de Julienne Akpa, encore scolaires pour la plupart, ont ambitionné dès l’entame de la compétition, se qualifier pour les demi-finales et elles l’ont fait. 2èmes de leur poule à l’issue des matches du 1er tour, Il ne saurait être dit, qu’elles ont volé leur place en demi-finale de la compétition. Mais quand l’objectif de départ est atteint et que l’adversaire de la demi-finale a nom Petro d’Angola, il va de soi que la motivation ne soit pas au rendez-vous. Les Ivoiriennes ont dû s’en tenir à un service minimum. La première demi-finale féminine de ce 25ème Championnat d’Afrique des Vainqueurs de Coupe n’a donc été de celles dont on se souviendra longtemps. Petro super favori de la compétition a tenu à tenir le rang en prenant dès le coup d’envoi, la rencontre à son avantage. Après quatre minutes de jeu, il menait par 4 buts à 0. Il a fallu attendre cinq minutes de jeu pour voir les Ivoiriennes ouvrir la marque. A la 7ème minute, les Angolaises ont porté leurs points à 7. Et si à la 8ème minute, le marquoir électronique du Palais des sports indiquait 8-2, à la 12ème minute de la rencontre, elle continuait à afficher 2 pour Rombo alors que Petro était déjà à 12, soit 10 point d’écart. Cette progression du score est restée presque constante durant toute la première moitié de la première partie, jusqu’au temps mort sollicité par Rombo, à la 21ème minute. Le score était de 15-6, soit 9 points d’écart. Après cette pause, les consignes données par Julienne Akpa n’ont pas prospéré puisqu’à l’autre temps mort demandé par Petro à la 26ème minute, l’écart entre les deux équipes était désormais de 11 points. 18-8 au marquoir. A la 30ème minute, les deux formations se sont séparées à 30-18. Remonté 12 points relevait du miracle pour les Ivoiriennes. Les jeux étaient faits. La dix premières minutes de la deuxième partie de la rencontre ont été une parfaite réplique de la première. Mais après, les Ivoiriennes ont accéléré le rythme et leur descente aux enfers. Elles ont multiplié les maladresses devant les buts et accumulé les fautes dans les neuf mètres. Au coup de sifflet final, les Angolais menaient par 33-17. Petro disputera la finale du 16 mai 2009, à juste titre. Après avoir remporté le trophée de la Super coupe, les protégés de Vivaldo Edouardo sont en passe de mettre la main sur un autre trophée continental à Cotonou.

Réactions

Julienne Akpa, entraîneur Rombo : « Le Petro est plus forte que nous »

« Petro, c’est la grande artillerie. Une équipe vraiment professionnelle où les joueurs ont des salaires qui varient entre 1 et 1,5 millions. Les joueuses du Petro n’ont que le Handball comme occupation. Or chez nous ce n’est pas le cas. A chaque fois qu’on forme des joueurs, quelques temps après ils s’expatrient parce qu’on n’a pas les moyens de les maintenir sur place. Nous avons des joueuses qui vont à l’école, d’autres travaillent déjà. Elles pensent toutes à leur avenir qui importe beaucoup pour elles. Nous n’avons pas suffisamment de moyens pour payer régulièrement aux joueuses, un salaire mensuel de l’ordre de 100 000 F Cfa ou 50 000 F Cfa tout au moins. En Côte d’Ivoire, nous ne disposons pas d’un terrain à nous et nous sommes obligés parfois de nous entraîner entre midi et quatorze heures. Pour des élèves et d’autres joueuses qui doivent aller au service, c’est difficile. Nous n’allons pas nous étaler sur ce qui nous a manqué au cours de cette finale. Nous avions au niveau de l’encadrement technique que Petro était meilleur que nous. Nous avons essayé de tenir avec l’effectif que nous avons. Malheureusement ce soir nous avons encore enregistré deux cas de blessure. Notre prochain match qualificatif pour la 3ème place sera donc difficile à négocier. Mais nous allons faire de notre mieux.

Vivaldo Francisco Eduardo, entraîneur de Petro : « On a misé sur la formation de la relève »

« Le Petro est un grand club d’Angola. Le handball est le troisième sport de Petro après le football et le basket-ball. La direction de cette équipe a beaucoup investi dans notre préparation. Il faut dire que nous disposons d’une école de handball où on forme les tout petits.. Tout ceci explique nos bonnes performances »

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